ÉVALUATION DE LA PÉRIODE DE FLORAISON DE LA COLLECTION D’AMANDIER (Prunus amygdalus Batsch) INSTALLÉE AU DOMAINE EXPÉRIMENTAL D’AIN TAOUJDATE. Par Hakim Outghouliast, Ali Mamouni et Mohamed Lahlou (INRA – CRRA Meknès)

Ir Hakim OUTGHOULIAST, Chercheur, Amélioration génétique des arbres fruitiers, URAPCRG-CRRA Meknès

Ir Hakim OUTGHOULIAST, Chercheur, Amélioration génétique des arbres fruitiers, URAPCRG-CRRA Meknès

L’amandier (Prunus amygdalus Batsch) est toujours considéré comme la première espèce fruitière à fleurir et la date de floraison est généralement considérée comme un caractère quantitatif pour la majorité des cultivars d’amandier. Dans les programmes d’amélioration génétique entrepris dans le pourtour méditerranéen, la floraison tardive a été une caractéristique recherchée pour l’amandier afin d’éviter les risques de gelée et d’assurer des conditions de température favorables pour la pollinisation et la fécondation. Les perturbations météorologiques, dont le réchauffement climatique et la réduction de la pluviométrie à l’échelle planétaire, concernent également le Maroc. En effet une réduction des disponibilités en froid nécessaire à la satisfaction des besoins thermiques des espèces arboricoles a été enregistrée durant certaines années et les aléas climatiques, notamment la gelée et la grêle, deviennent fréquentes. Une collection de conservation d’amandier a été établie sur la base d’introduction de variétés étrangères qui font l’objet d’étude de comportement et d’évaluation avant toute sélection au sein de cette collection. L’objectif assigné à cette investigation est d’évaluer le comportement physiologique, en l’occurrence les périodes de floraison de cette collection, en se focalisant essentiellement sur les variétés à floraison de saison ‘ Marcona’ et son pollinisateur classique ‘Fournat de breznaud’, en plus du groupe de variétés à floraison tardive qui sont largement plantées en amanderaies de production dans le bassin méditerranéen. Continuer la lecture

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TOLERANCE AU STRESS HYDRIQUE DE QUELQUES VARIETES DE POMMIER EN CULTURE DANS LE MOYEN ATLAS. Par Mohamed El Kadi(1,2), Rachid Razouk(1), Jamal Charafi(1) et Saïd Bouda(2)

Mohamed El Kadi, Doctorant INRA-CRRA Meknès / FST Beni Mellal

Mohamed El Kadi, Doctorant INRA-CRRA Meknès / FST Beni Mellal

Le bassin méditerranéen est parmi les régions les plus vulnérables à la sécheresse, aussi bien actuellement que dans les années à venir comme prédit par les différents scénarios climatiques. Certaines investigations dans ce domaine mettent en garde contre des impacts significatifs à la fois sur les précipitations moyennes et la variabilité des systèmes hydrologiques, avec une diminution prévisionnelle de 20% de la disponibilité en eau. Au Maroc, la température moyenne a augmenté de 0.42 °C par décennie depuis 1990 et les précipitations ont diminué de plus de 20% entre 1961 et 2005. Cette situation déjà alarmante serait aggravée dans les années futures selon les prévisions climatiques qui indiquent que l’augmentation de l’aridité se poursuivra au Maroc, par une hausse supplémentaire de la température de 1.5 °C d’ici 2050 suivant le scénario climatique RCP4.5, ou 2°C suivant le scénario RCP8.5, associée à une baisse des précipitations de l’ordre de 15%.

La réduction des disponibilités hydriques, conjuguée à une forte demande en eau, impose aux agriculteurs marocains l’adoption de programmes d’irrigation déficitaire avec une surexploitation des eaux souterraines, dont la gravité pourrait augmenter dans l’avenir comme prévue par les changements climatiques. Les acteurs agricoles marocains sont donc appelés à développer des réflexions pour l’adoption de stratégies durables d’économie d’eau, notamment pour les cultures les plus exigeantes en eau, dont fait partie une grande partie des arbres fruitiers. Pour faire face à la pénurie d’eau, les travaux de recherche se focalisent sur deux stratégies principales : (i) l’utilisation de techniques innovantes et précises de gestion de l’irrigation déficitaire capables d’améliorer l’efficience d’utilisation de l’eau, tout en minimisant l’impact sur le potentiel productif des cultures, et (ii) l’utilisation de matériel végétal moins exigeant en eau ou tolérant au stress hydrique avec un impact minimal sur le rendement et la qualité du fruit.

C’est dans cette seconde optique où s’est inscrit un travail de caractérisation de 11 variétés de pommier, en collection au domaine expérimental de l’INRA à Annoceur, pour la tolérance au stress hydrique en période de croissance du fruit. Continuer la lecture

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CROISSANCE VEGETATIVE CHEZ L’OLIVIER, FACTEUR DETERMINANT DES RENDEMENTS. Par Ali Mamouni, Chercheur – INRA Meknès

Ali Mamouni, Chercheur en amélioration génétique des arbres fruitiers, Chef du SRD - INRA Meknès

Ali Mamouni, Chercheur en amélioration génétique des arbres fruitiers, SRD – CRRA Meknès

Chez l’olivier, la croissance végétative a lieu en deux vagues ; printanière (mars et début juin) et automnale (septembre-novembre). Etant donné que l’olivier produit strictement sur le bois d’un an, c’est la croissance des pousses d’une année qui conditionne la production de l’année suivante. En plus du potentiel génétique de la variété (vigueur et port), la croissance végétative dépend de plusieurs autres facteurs; la lumière, l’alimentation en eau et en éléments minéraux et la charge en olives de l’année. Dans le système de culture en pluvial où le risque de stress hydrique est souvent conjugué à une conduite précaire, la faiblesse de la production et son alternance biannuelle ou trisannuelle sont principalement liées à une croissance végétative insuffisante. Les deux années (2009 et 2010) qui ont connu des précipitations exceptionnelles se sont traduites par deux bonnes productions successives ce qui démontre l’importance de ce facteur (alimentation hydrique) dans la détermination de la production et mettant en saillie la nécessité d’améliorer les pratiques de collecte de l’eau dans le système de culture en pluvial.
Afin d’évaluer l’impact de la croissance végétative sur la production de l’olivier, sept vergers, plantés à base de la variété Picholine marocaine, ont été choisis au niveau de différents périmètres oléicoles (Tableau 1). Continuer la lecture

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Edito – Programme de recherche à moyen terme 2021-2024 : un engagement renouvelé pour l’excellence

Dr Abderrahim Bentaïbi, Chef du CRRA Meknès

Dr Abderrahim Bentaïbi, Chef du CRRA Meknès

Le centre Régional de la Recherche agronomique de Meknès(CRRA) dispose de nombreux atouts pour poursuivre avec succès ses missions principales de recherche et de recherche développement. La notoriété de ses équipes de recherche, l’excellence de ses travaux et de ses infrastructures (Laboratoires, Qualipole et domaines expérimentaux), ou encore son réseau opérationnel de partenariats institutionnels et professionnels qui lui procure une position d’excellence dans son domaine.

Les Programmes de Recherche à Moyen Termes (PRMT) établissent et organisent les activités de Recherche au CRRA Meknès, ils répondent aux attentes réelles exprimées par les partenaires dans le cadre du Plan Maroc Vert mais aussi intègrent les besoins de la recherche prospective identifiés à partir de la veille scientifique et le bilan des résultats des programmes de recherche antérieurs.

Les PRMT 2017-2020 de l’INRA (dont deux sont domiciliés au CRRA Meknès) constituent un programme ambitieux qui a consolidé la recherche sur les filières de production et les domaines transverses du Plan Maroc Vert. L’année 2020 sera consacrée à la finalisation des PRMT de la période 2017-20 mais aussi à l’élaboration participative des PRMT 2021-2024.

C’est dans cet esprit que le CRRA Meknès a entamé un processus de planification de ses programmes de recherche à moyen termes par l’organisation le 07 janvier 2020 d’un atelier participatif « Cadrage et opportunités de développement agricole de la région Fés-Meknès ». L’objectif est d’identifier les contraintes et les opportunités de développement agricole spécifique à la région Fès-Meknès. L’atelier a connu la participation de nombreux acteurs régionaux de développement agricole et des professionnels du secteur.

La feuille de route de ce processus est de réussir la planification participative des PRMT 2021-2024 avec une orientation vers une agriculture compétitive, durable et résiliente dans le cadre du Plan Maroc Vert.

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REUSSIR UNE PRODUCTION DE FIGUES DESTINEE AU SECHAGE : DE LA PLANTATION A LA RECOLTE. Par Jamal Charafi, Rachid Razouk & Lahcen Hssaini.

Dr Jamal Charafi, Chercheur à l'URAPCRG du CRRA Meknès

Dr Jamal Charafi, Chercheur à l’URAPCRG du CRRA Meknès

La culture de figuier (Ficus carica L.) a pris de l’ampleur au Maroc depuis le lancement du Plan Maroc-vert. La superficie totale occupée par cette espèce est d’environ 61.500 ha pour une production de figues estimée à plus de 128 380 tonnes en 2018 (MAPMDREF, 2018).

La valorisation des figues est confrontée à plusieurs problèmes techniques. Les vergers à vocation figuicole sont absents ou rares et la plupart des plantations sont axées sur un matériel génétique hétérogène. Dans la majorité des cas, les arbres ne subissent aucune intervention culturale ou les traitements nécessaires. Ainsi, les agriculteurs maîtrisent peu les conditions nécessaires pour produire des figues destinées au séchage.

Le présent article décrit quelques principaux éléments à suivre pour réussir une production de figues de qualité valorisable par le séchage.

 I. Exigences pédo-climatiques

Le figuier s’adapte bien à une large gamme de sols, il se développe sur les sols lourds argileux et aussi sur les plus légers comme les sols sableux, mais préfère les sols limono-argileux (Roger, 2002). Pour un bon séchage, la culture du figuier est à privilégier dans des régions à faible hygrométrie avec un fort ensoleillement et des étés chauds et secs. Les températures de 32 à 37°C sont très favorables au développement et la maturité des fruits et l’arbre adulte peut résister jusqu’à -12°C (Oukabli et Mamouni, 2008).

II. Choix variétal

En plus du gros calibre, la couleur claire de l’épiderme est le premier caractère recherché par le consommateur et qui donne un aspect attirant chez les figues sèches. Les figues de couleur jaunâtre à verdâtre sont les plus aptes au séchage et donnent la couleur blanchâtre après cette opération. La peau fine est aussi un caractère important qui permet une déshydratation plus rapide pour les figues. Aussi, rester attaché à l’arbre jusqu’au début de desséchement est un bon paramètre de sélection variétale. Sans oublier qu’une teneur élevée en sucre est un caractère fortement corrélé avec l’aptitude au séchage et qui est favorisée par la caprification. Continuer la lecture

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