Introduction
Les systèmes conventionnels de labour ou de travail du sol, associés à des pratiques agricoles inappropriées, s’avèrent nuisibles à la qualité des sols (réduction de la matière organique et de l’activité microbienne) et exposent ceux-ci aux phénomènes d’érosion hydrique et éolienne. L’irrégularité et la faiblesse des précipitations ont tendance à s’intensifier sous l’effet du changement climatique et à accélérer la dégradation des sols. Or, dans différents écosystèmes à travers le monde, les systèmes de l’agriculture de conservation ont permis de conserver l’eau, de stabiliser les rendements et de séquestrer la matière organique. En témoigne l’extension rapide, surtout ces deux dernières décennies, de l’adoption du semis direct dans le monde, aussi bien sous des climats tempérés que tropicaux. Cependant, l’introduction de nouvelles pratiques de gestion du sol passe par la maîtrise des changements (propriétés du sol, dynamique de la flore adventice, comportement et développement des plantes cultivées…) qui peuvent s’opérer aussi bien à court terme qu’à moyen et long termes. D’où, des investigations de recherche ont été initiées depuis quelques années au Centre Régional de la Recherche Agronomique de Meknès dans l’objectif d’accompagner l’adoption progressive du semis direct dans les conditions pédoclimatiques du plateau du Saïs. Globalement, les résultats sont prometteurs mais dépendent d’une meilleure maîtrise de la conduite des cultures en absence de labour ou du travail du sol. Continuer la lecture










