Le semis direct dans le plateau du Saïs : pour une meilleure insertion dans les systèmes de cultures locaux. Essahat Abderrahim (URAPV – CRRA Meknes)

Abderrahim Essahat, agrophysiologie des cultures (URAPV-CRRA-Meknès)

Abderrahim Essahat, agrophysiologie des cultures (URAPV-CRRA-Meknès)

Introduction

Les systèmes conventionnels de labour ou de travail du sol, associés à des pratiques agricoles inappropriées, s’avèrent nuisibles à la qualité des sols (réduction de la matière organique et de l’activité microbienne) et exposent ceux-ci aux phénomènes d’érosion hydrique et éolienne. L’irrégularité et la faiblesse des précipitations ont tendance à s’intensifier sous l’effet du changement climatique et à accélérer la dégradation des sols. Or, dans différents écosystèmes à travers le monde, les systèmes de l’agriculture de conservation ont permis de conserver l’eau, de stabiliser les rendements et de séquestrer la matière organique. En témoigne l’extension rapide, surtout ces deux dernières décennies, de l’adoption du semis direct dans le monde, aussi bien sous des climats tempérés que tropicaux. Cependant, l’introduction de nouvelles pratiques de gestion du sol passe par la maîtrise des changements (propriétés du sol, dynamique de la flore adventice, comportement et développement des plantes cultivées…) qui peuvent s’opérer aussi bien à court terme qu’à moyen et long termes. D’où, des investigations de recherche ont été initiées depuis quelques années au Centre Régional de la Recherche Agronomique de Meknès dans l’objectif d’accompagner l’adoption progressive du semis direct dans les conditions pédoclimatiques du plateau du Saïs. Globalement, les résultats sont prometteurs mais dépendent d’une meilleure maîtrise de la conduite des cultures en absence de labour ou du travail du sol. Continuer la lecture

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Impact de la fertilisation azotée sur la productivité des associations binaires céréales légumineuses : choix des tuteurs et qualité fourragère. Rajae Kettani (URAPV – CRRA Meknès)

Raja Kettani, agrophysiologie des cultures annuelles et fourragères - URAPV – CRRA Meknès

Raja Kettani, agrophysiologie des cultures annuelles et fourragères – URAPV – CRRA Meknès

Introduction

L’amélioration de l’autonomie en protéines fourragères d’un élevage implique l’augmentation de la part des associations fourragères céréales légumineuses. En effet, elles présentent de nombreux avantages agronomiques qu’il faut souligner: produit équilibré en protéines par rapport à des céréales pures, ensilage pourvu en azote, bonne compétitivité vis-à-vis des adventices et une résistance accrue du mélange aux maladies. La fertilisation azotée est un facteur de réussite des associations binaires. La présence d’une légumineuse ne dispense pas de l’apport d’azote comme on pourrait le croire car le protéagineux ne fourni pas d’azote à la céréale pendant le cycle cultural en cours puisque les reliquats ne sont disponibles qu’après la récolte. L’autre facteur important à maitriser au niveau des associations est la proportion de chaque espèce dans le produit récolté. Aussi, la proportion des légumineuses à la fauche et les tuteurs choisis visent à améliorer significativement les valeurs énergétiques et protéiques du fourrage et donc sa qualité. Continuer la lecture

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Activités INRA Meknès en images

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Fertilité des sols du Saïs. Par Dr Yamina Moujahid, Chercheur, Chimie du Sol (URGDRNESR)

Dr Yamina Moujahid, Chimie des sols (URGDRNESR - CRRA Meknès)

Dr Yamina Moujahid, Chimie des sols (URGDRNESR – CRRA Meknès)

La fertilité d’un sol cultivé correspond à son potentiel de production de nature physique, chimique et biologique. Ce potentiel dépend étroitement de la nature et de la quantité de ses constituants minéraux, organiques et biologiques. Les constituants les plus fins des sols sont les argiles, les matières organiques et les oxydes. Ces constituants présentent des surfaces spécifiques électriquement chargées qui confèrent aux sols des propriétés physiques et chimiques dont en particulier la capacité d’échange cationique (CEC), anionique (CEA) et la capacité de rétention d’eau (CRE) et de gaz.
L’évaluation de la fertilité des sols à travers l’analyse de sol permet de préserver l’environnement et d’optimiser la production des terres agricoles. Les analyses de sols les plus courantes sont de nature physique, chimique, physico-chimique et biologique. Les analyses physiques correspondent à une détermination de la texture, la capacité de rétention d’eau, la structure, la porosité, la densité et la perméabilité. Les analyses chimiques portent sur une quantification des réserves des sols en macro-éléments (N, P, K), méso-éléments (Ca, Mg, S) et oligo-éléments (Zn, Fe, Mn, B, Cu) disponibles aux plantes, le pH, les pourcentages en matière organique, calcaire total et actif. La capacité d’échange cationique (CEC) est un paramètre physico-chimique permettant la quantification de la réserve cationique totale d’un sol et correspond à la charge négative des constituants minéraux et organiques des sols. Cette charge négative est compensée par les cations échangeables (Ca2+, Mg2+, K+, Na+, H+, Al3+, NH4+, ….).

Le Saïs est une des grandes régions agricoles du Maroc ayant connue une intensification importante des cultures liée à sa richesse hydrique, circulant dans les formations superficielles. Continuer la lecture

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Etude de la diversité génétique chez le câprier (Capparis spp.) au Maroc. Par Mme Ibnou Ali El Alaoui Meriem, Chercheur, Amélioration génétique des arbres fruitiers (UR.APCRPG – CRRA Meknès)

Meriem Ibnou Ali El Alaoui, Amélioration génétique des arbres fruitiers (UR.APCRPG - CRRA Meknès)

Meriem Ibnou Ali El Alaoui, Amélioration génétique des arbres fruitiers (UR.APCRPG – CRRA Meknès)

Introduction

 Au Maroc, le câprier se trouve essentiellement à l’état naturel dans plusieurs régions, notamment à Fès, Taounate, Marrakech, Safi, Meknès, Sidi kacem et Taroudant. Quelques pieds éparpillés se trouvent sur des falaises et rochers des régions de Tazka (Taza), Driouch (Nador), Tinghir, Khénifra et Errachidia. Au cours de la campagne 2011-2012, la  production des câpres a atteint un volume de 31 700 tonnes (MAPM, 2013) avec un pic des exportations d’une valeur de 388 millions DH. Cette situation a permis au Maroc de garder sa place du leader mondial en termes de production et exportation des câpres. De point de vue usage, le câprier est utilisé à différentes fins : l’alimentation humaine, la phytothérapie et en ornement. La câpre qui est le bouton floral, le capron (fruit) et la partie terminale des jeunes tiges sont les parties de la plante consommées avec une grande préférence pour le bouton floral (figure 1). La câpre présente une fonction apéritive, digestive et antirhumatismale. Son arôme particulier, qui est conférée par la glucocapparine (un glucoside) fait d’elle un condiment typique des plats méditerranéens. Les graines, l’écorce des racines et les feuilles sont utilisées également en médecine traditionnelle. L’objectif de cette étude est l’analyse de la diversité génétique des écotypes locaux du câprier. Continuer la lecture

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