Introduction
Le climat de la planète connait un réchauffement global enregistré dans différentes parties du monde. Au cours du dernier siècle la température du globe terrestre a augmenté de 0.5 à 1°C (IPCC, 2001) suite aux grandes émissions du gaz carbonique. Les chercheurs ont estimé que ce réchauffement a eu lieu selon deux périodes distinctes. La première période s’étale de 1910 à 1940 et la deuxième de 1976 jusqu’à nos jours (Walther et al., 2002). Mais les onze années s’étalant de 1995-2006 restent les années les plus chaudes de la planète depuis 1850. Malheureusement, le scénario climatique prévu par l’IPCC est pessimiste et prévoit encore des augmentations des températures moyennes allant de 1.8 °C à 4°C d’ici la fin du 21 ème siècle (IPCC, 2007). Les conséquences de ce réchauffement ont touché l’Homme, les animaux et les végétaux. Afin d’étudier ces conséquences chez les végétaux, les chercheurs se sont intéressées au déroulement des phénophases c‘est à dire les événements biologiques qui se répètent dans les saisons. A cet égard, la date de la floraison des espèces végétales se trouve très déterminée par la température et son occurrence a connu des variations ces dernières décades (Bradley et al., 1999 ; Ahas et al., 2002 ). En Bretagne par exemple, la date du début de la floraison a enregistré une avancée de 4.5 jours chez 358 espèces durant la dernière décade (Fitter et Fitter, 2002). Le réchauffement climatique est considéré la cause majeure de ces changements phénologiques (Chmielewski et al., 2004). Cette étude a pour objectif d’analyser l’évolution des quantités de froid et de chaleur disponibles pour la floraison des variétés d’amandier en culture dans la zone d’Aknoul au cours des quatre dernières années. Continuer la lecture





