L’olivier se caractérise par une faible efficience d’utilisation de l’eau. Selon la variété, celle-ci varie généralement de 0,5 à 2 kg/m3 sous irrigation localisée pour un verger en pleine production. L’espèce tolère le déficit hydrique mais à partir d’un seuil critique, la croissance végétative et le rendement baissent considérablement. La réponse de l’olivier au stress hydrique apparaît également sur certains paramètres de qualité de l’huile. Il augmente significativement la concentration des phénols et diminue celle de la chlorophylle et certains acides gras, notamment oléique et linoléique, alors qu’il n’affecte pas l’acidité libre qui est le critère le plus important pour la détermination de la qualité des huiles.
L’irrigation au goutte-à-goutte
En goutte-à-goutte, les apports d’eau sont effectués à une fréquence fixe permettant de maintenir en permanence un bulbe humide sous les goutteurs. Les doses varient par conséquence selon les besoins en eau de l’olivier. Ceux-ci correspondent globalement à son évapotranspiration (ETc) qui varie en fonction de la demande climatique exprimée par l’évapotranspiration de référence (ET°), l’importance de la couverture du sol par la frondaison (Kr), le coefficient cultural (Kc) et l’efficience du système d’irrigation (Esys = 0.9 pour le goutte-à-goutte) suivant l’équation : ETc = Kr x Kc x ET°/Esys en tenant compte de la pluviométrie efficace estimée généralement à 80% du niveau pluviométrique enregistré. L’évapotranspiration de référence (ET°) est fournie par les stations météorologiques au niveau des sites de production comme elle peut être estimée par un bac évaporant à la parcelle. Continuer la lecture






