EFFET DE DIFFERENTES TECHNIQUES D’INSTALLATION DU COLZA SUR SA LEVEE ET SA PRODUCTIVITE DANS LE SAIS. Par El Mehdi RAID (ENA Meknès – CRRA Meknès), Abdellah ABOUDRARE (ENA Meknès), Abdelghani NABLOUSSI (CRRA Meknès).

El Mehdi RAID (Etudiant ENA Meknès)

El Mehdi RAID (Lauréat ENA Meknès)

Le semis direct, comme étant l’un des piliers de l’agriculture de conservation, constitue une technique de plus en plus pratiquée pour atténuer et s’adapter aux effets néfastes des changements climatiques. Ce travail a pour objectif d’évaluer l’effet de la technique du semis direct sur le comportement et les performances du colza (Brassica napus L.), en comparaison avec d’autres techniques d’installation de la culture. La méthodologie de travail suivie consiste à comparer quatre modalités d’installation du colza : travail conventionnel à base du chisel (T1), travail minimum à base du vibroculteur (T2), semis direct avec un semoir classique (T3) et semis direct avec un semoir spécial pour le semis direct (T4). Les résultats obtenus ont montré que, le traitement T4 a engendré une levée synchrone et homogène, avec le taux de levée le plus élevé de 81,3 % en moyenne et un coefficient de variation le plus faible de 15,5 %. Le même traitement T4 a engendré un gain de rendement en graines par hectare de 69,18%, 49,69 % et 60,39 % par rapport à T1, T2 et T3, respectivement. De plus, le semis direct (T4) a enregistré l’efficience d’utilisation de l’eau la plus élevée avec une moyenne de 10,3 kg/mm/ha. Cependant, les plantes issues du semis direct (T4) ont subi un stress vu leur densité élevée par rapport aux autres traitements, ce qui s’est répercuté négativement sur leurs paramètres morphologiques et physiologiques (conductance stomatique, indice de chlorophylle, indice d’azote dans les feuilles, teneur en flavonols et température foliaire). En ce qui concerne l’humidité volumique du sol, aucune différence significative n’a été enregistrée entre les différents traitements. Néanmoins, T4 a présenté les valeurs les plus élevées. Continuer la lecture

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Edito

Dr Abderrahim Bentaïbi, Chef du CRRA Meknès

Dr Abderrahim Bentaïbi, Chef du CRRA Meknès

C’est une nouvelle campagne agricole qui s’annonce sous les couleurs de l’espoir et de l’engagement en faveur d’un développement agricole durable. Le Centre Régional de la Recherche Agronomique de Meknès, fidèle à sa tradition de production et de partage scientifiques, vous offre ainsi la présente nouvelle édition de « INRA Meknès Magazine » avec quatre articles présentant les acquis de recherches récentes concernant la protection des arbres fruitiers, la vigne en l’occurrence, la valorisation du grenadier et la fertilité du sol dans des vergers d’olivier.

Le staff de recherche du CRRA Meknès ne peut ici que partager aussi sa lourde peine pour la perte de l’un des siens, le chercheur Dr Abderrazak Bendidi, subitement disparu ce 11 août 2022 à l’âge de 56 ans seulement. Le défunt avait rejoint l’INRA en 1994 en tant que technicien de recherche. Faisant preuve d’une forte ambition et d’un grand amour pour la recherche, il engagea des études diplômantes et obtint en 2006 le diplôme d’Ingénieur Agronome de l’ENA Meknès puis, dix ans plus tard, un Doctorat en biologie de la FS Kénitra. Les études qu’il a mené en agro-physiologie furent axées sur la résistance du blé tendre au changement climatique. Puisse Allah l’agréer en sa sainte miséricorde.

Je tiens aussi à louer la grande valeur scientifique et humaine des deux autres chercheurs qui nous ont récemment quitté pour départ à la retraite. Il s’agit du Dr El Hassan Achbani, ex Coordinateur de l’Unité de Protection des Plantes du CRRA Meknès et du Dr Zine El Abidine Fatemi, généticien des légumineuses alimentaires. Je leur souhaite le meilleur des bonheurs dans leur vie professionnelle et familiale future.

Le CRRA Meknès a enfin l’honneur de gagner le concours de deux nouveaux arrivants ; les chercheurs Dr Reda Méziani (Biotechnologie) et Dr Lahcen Hssaini (Technologie alimentaire). Je leur souhaite la bienvenue et le meilleur des succès.

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GESTION INTEGREE DE LA POURRITURE GRISE (BOTRYTIS CINEREA) SUR LA VIGNE AU MAROC. Par Faiçal Aoujil (1,2), Khaoula Habbadi (1) et Abdellatif Benbouazza (1)

Faiçal Aoujil

Faiçal Aoujil, PhD Student INRA Meknès

La viticulture est l’une des filières de production les plus importantes dans le monde, avec une superficie globale de l’ordre de 6,9 millions d’hectares et une production annuelle de 78 MT en 2020(1). Au Maroc, la superficie plantée et le rendement de la vigne en 2020 ont été respectivement de 39405 ha et de 396903 tonnes (1).  Cela dit, la vigne est soumise à une multitude de bio-agresseurs, parmi lesquels figure le champignon phytopathogène Botrytis cinerea (Pers. : Fr), responsable de la pourriture grise de la vigne.

Ce champignon polyphage au mode de vie nécrotrophe est considéré comme étant la 3éme menace, de par son importance économique, après le mildiou et l’oïdium, causant une macération, accompagnée d’une sporulation grise cendrée intense sur les organes infectés de la vigne (Figure 1) et peut causer des pertes qualitatives et quantitatives considérables pouvant aller jusqu’à 40% (2).

D’après nos observations sur le terrain, la pourriture grise fait partie des maladies cryptogamiques les plus problématiques au Maroc. Ceci pour plusieurs raisons, dont l’encépagement du vignoble marocain qui est composé essentiellement de variétés moyennement sensibles à sensible au Botrytis cinerea en l’occurrence : Cinsault, Muscat d’Alexandrie et Doukkali et la non maitrise des traitements botryticides qui n’ont lieu qu’après la véraison rendant difficile le contrôle de la maladie.

Malgré l’importance de ce pathogène, il n’y a eu jusqu’à présent aucune étude sur les populations de Botrytis cinerea affectant le raisin au Maroc. Partant de ce constat, s’est inscrite une thèse de doctorat entre le centre régional de recherche agronomique de Meknès en collaboration avec la faculté des sciences de Meknès, dans le cadre d’un projet Prima, dont le but est de fournir de nouvelles informations pour le contrôle de la pourriture grise sur la vigne par : Continuer la lecture

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LA GALLE DU COLLET CHEZ LA VIGNE : ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES. Par Hiba Yahyaoui (1,2), Khaoula Habbadi (1) et Abdellatif Benbouazza (1)

Hiba Yahyaoui

Hiba Yahyaoui, PhD Student

Que ce soit pour la production de raisins de table, de cuve ou d’autres dérivés, la viticulture représente l’un des domaines agricoles les plus importants au monde en termes de surface cultivée et de rentabilité financière. Cependant, elle est soumise à diverses menaces biotiques, notamment la galle du collet. Cette maladie constitue un problème phytosanitaire grave, entraînant une baisse significative du rendement et peut entrainer dans certains cas la mort de la plante.

La galle du collet de la vigne est une maladie d’origine bactérienne caractérisée par la formation de tumeurs ou de galles sur les racines et le tronc. La principale bactérie pathogène responsable de cette maladie est encore fréquemment connue sous le nom d’Agrobacterium vitis mais a été reclassée dans le genre Allorhizobium [1-2]. Ces bactéries ne sont pathogènes que lorsqu’elles sont porteuses d’un plasmide inducteur de tumeur (pTi) qui abrite tous les gènes de virulence responsables de l’établissement et du développement développement de la tumeur.

L’infection d’un cépage sain commence généralement au niveau des blessures souvent causées par le gel hivernal, plaies de taille non badigeonnées, greffage et la grêle. Après l’infection initiale, les bactéries peuvent survivre d’une façon systémique dans le tissu vasculaire de la plante.  Après la blessure de la plante, A. vitis transfère la région ADN-T du plasmide bactérien inducteur de tumeur (pTi) à la cellule hôte, qui l’intègre ensuite dans le génome de la plante hôte. L’ADN-T inséré contient des gènes pour la biosynthèse des hormones de croissance des plantes. L’expression ultérieure des gènes de l’ADN-T entraîne une surproduction d’auxines et de cytokines, et conduit finalement à la formation anormale de galles dans la plante hôte. Cette transformation se traduit également par une production d’opines, composés spécifiques de la tumeur, qui servent de nutriments à A. vitis. L’invasion des tissus vasculaires par les galles peut entraîner la mort de la vigne [3-4]. Continuer la lecture

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COMPARAISON DES HUILES DES PEPINS DE SEPT CULTIVARS DE GRENADIER SOUS DES CONDITIONS DE STRESS HYDRIQUE SEVERE. Par : Atman ADIBA, Lahcen HSSAINI, Rachid RAZOUK (INRA CRRA Meknès)

Atma Adiba, PhD Student INRA Meknès - FST Beni Mellal

Atma Adiba, PhD Student INRA Meknès – FST Beni Mellal

Le grenadier (Punica granatum L.) est l’un des arbres fruitiers anciennement cultivés au Maroc. Il a été considéré pendant longtemps comme une espèce secondaire avant l’arrivée du Plan Maroc Vert qui a boosté son développement pour passer de 5220 ha en 2008 à plus de 14 000 ha actuellement. En plus de sa consommation en frais, le fruit du grenadier est destiné aussi à la production de jus, confiture, sirop et boissons ayant un grand intérêt dans la valorisation agroalimentaire de cette filière dans le cadre d’une économie circulaire. Dans ce sens, plusieurs recherches ont soulevé l’importance nutritionnelle des pépins de la grenade en raison de leur teneur en huile (12-20 %) et molécules neutraceutiques, anti-oxydantes et bioactives, dont principalement les acides gras et les polyphénols (Verardo et al., 2014 ; Smaoui et al., 2019). Cependant, ces études se sont généralement focalisées sur la variabilité génotypique d’huile de grenades, avec peu de recherches sur l’interaction des génotypes avec les conditions environnementales et son influence sur ce trait. Ce travail est une contribution qui vise à évaluer l’effet du stress hydrique sur la teneur en huile des pépins de différents cultivars de grenadier ainsi que sur leurs propriétés lipo-chimiques en utilisant la spectroscopie infrarouge (FTIR-ATR).

L’expérimentation a été réalisée au domaine expérimental de l’INRA-Meknès à Ain Taoujdate sur sept cultivars de grenadier, dont cinq clones locaux, à savoir ‘Grenade Jaune’, ‘Djebali’, ‘Ounk Hmam’, ‘Sefri’, ‘Gjeibi’ et deux variétés étrangères, ‘Zheri Precoce’ (Tunisie) et ‘Mollar Osin Hueso’ (Chine). Continuer la lecture

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