
El Mehdi RAID (Lauréat ENA Meknès)
Le semis direct, comme étant l’un des piliers de l’agriculture de conservation, constitue une technique de plus en plus pratiquée pour atténuer et s’adapter aux effets néfastes des changements climatiques. Ce travail a pour objectif d’évaluer l’effet de la technique du semis direct sur le comportement et les performances du colza (Brassica napus L.), en comparaison avec d’autres techniques d’installation de la culture. La méthodologie de travail suivie consiste à comparer quatre modalités d’installation du colza : travail conventionnel à base du chisel (T1), travail minimum à base du vibroculteur (T2), semis direct avec un semoir classique (T3) et semis direct avec un semoir spécial pour le semis direct (T4). Les résultats obtenus ont montré que, le traitement T4 a engendré une levée synchrone et homogène, avec le taux de levée le plus élevé de 81,3 % en moyenne et un coefficient de variation le plus faible de 15,5 %. Le même traitement T4 a engendré un gain de rendement en graines par hectare de 69,18%, 49,69 % et 60,39 % par rapport à T1, T2 et T3, respectivement. De plus, le semis direct (T4) a enregistré l’efficience d’utilisation de l’eau la plus élevée avec une moyenne de 10,3 kg/mm/ha. Cependant, les plantes issues du semis direct (T4) ont subi un stress vu leur densité élevée par rapport aux autres traitements, ce qui s’est répercuté négativement sur leurs paramètres morphologiques et physiologiques (conductance stomatique, indice de chlorophylle, indice d’azote dans les feuilles, teneur en flavonols et température foliaire). En ce qui concerne l’humidité volumique du sol, aucune différence significative n’a été enregistrée entre les différents traitements. Néanmoins, T4 a présenté les valeurs les plus élevées. Continuer la lecture



Le staff de recherche du CRRA Meknès ne peut ici que partager aussi sa lourde peine pour la perte de l’un des siens, le chercheur Dr Abderrazak Bendidi, subitement disparu ce 11 août 2022 à l’âge de 56 ans seulement. Le défunt avait rejoint l’INRA en 1994 en tant que technicien de recherche. Faisant preuve d’une forte ambition et d’un grand amour pour la recherche, il engagea des études diplômantes et obtint en 2006 le diplôme d’Ingénieur Agronome de l’ENA Meknès puis, dix ans plus tard, un Doctorat en biologie de la FS Kénitra. Les études qu’il a mené en agro-physiologie furent axées sur la résistance du blé tendre au changement climatique. Puisse Allah l’agréer en sa sainte miséricorde.

