Edito : AMÉLIORER LA PRODUCTIVITÉ ET BOOSTER LA RÉSILIENCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTIONS AGRICOLES

Dr Abdelhamid Ramdani, Chercheur Phytopathologie / Amélioration (URPP - CRRA Meknès)

Dr Abdelhamid Ramdani, Chercheur Phytopathologie / Amélioration (URPP – CRRA Meknès)

Au Maroc, le secteur agricole joue un rôle économique et social de premier plan. Il occupe 40% de la population active et contribue pour environ 15% à la formation du produit intérieur brut.  Pour accompagner et consolider le développement de ce secteur, diverses initiatives sous forme de politiques, de réformes, de plans et de programmes ont été mises en œuvre. Le plan Maroc vert est l’une des initiatives.

Or, l’agriculture est l’un des secteurs économiques particulièrement concernés par les questions d’amélioration de la résilience aux effets néfastes du changement climatique. Le développement de ce secteur pourrait être lourdement handicapé par ces changements qui vont altérer les régimes des précipitations et accroître la fréquence et l’intensité des événements climatiques extrêmes. Par ailleurs, tous les modèles ou scénarios climatiques, qu’ils soient optimistes ou pessimistes, prévoient que le Maroc, qui se trouve dans une région des plus arides de la planète, sera parmi les pays les plus négativement impacté par le phénomène de réchauffement climatique.

A cet effet, et face aux problèmes croissants de sécurité/autosuffisance alimentaire et de changement climatique, l’agriculture a besoin d’être plus conservatrice (Agriculture de Conservation), plus intelligente face au climat (Climate-Smart Agriculture) et plus précise (Agriculture de Précision) pour assurer une bonne production et une résilience optimale au changement climatique. Cela suppose une rénovation des méthodes de la recherche, avec des approches plus intégratives et participatives, ainsi qu’une participation accrue à la définition de politiques publiques adaptées.

Ainsi, la convergence des efforts et le rapprochement des visions et stratégies des différents acteurs amélioreraient certainement et la productivité et la résilience des agroécosystèmes sous des conditions environnementales de plus en plus contraignantes.

L’INRA de son coté, en plus de sa contribution à l’accroissement de la production et productivité, a réajusté ses objectifs de recherche/développement afin d’améliorer d’avantage l’adaptation et la résilience de notre agriculture au changement climatique. C’est le cas notamment du développement de l’agriculture de conservation (semis-direct) ; la création et/ou l’introduction d’espèces/variétés adaptées ; la diversification des espèces cultivées en association, en rotation ou comme culture intercalaire (Agroforesterie) ; l’emploi plus efficient de l’eau (irrigation déficitaire) ; et la contribution à la promotion de la diffusion de ces technologies pour le renforcement de la résilience de notre agriculture au changement climatique.

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