Les bromes sont des espèces monocotylédones (graminées annuelles), appartenant à la famille des Poaceae, sous-famille des Poïdées (appelés localement « Boussibouss ou Bahma »). Ce sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, souvent pubescentes. La gaine des feuilles a des marges soudées et densément poilues et les oreillettes sont absentes. L’inflorescence est en panicules, plus ou moins lâches, à épillets multiflores assez grands (jusqu’à 6 cm).
Quinze espèces de bromes sont reportées dans le Catalogue des Plantes du Maroc, parmi lesquelles, 11 sont signalées comme mauvaises herbes des cultures. Elles sont présentes dans toutes les régions céréalières du Maroc mais, à des degrés variables. Les Quatre espèces les plus fréquentes et les plus abondantes sont: B. rubens L., B. madritensis L., B. sterilis L. et B. rigidus Roth. Cette dernière espèce est reconnue par plusieurs auteurs comme la plus nuisible aux céréales.
La densité et la biomasse du brome dans les champs de céréales varient d’une année à l’autre et d’une région à l’autre. Quant à la production de semences, elle est différente d’une espèce à l’autre. Par exemple, B. sterilis produit environ 200 graines viables par pied et B. Diandrus, entre 15 et 35 graines par pied. Dans le Saïss, B. rigidus peut donner entre 0,63 et 786 Kg de graines par hectare selon les conditions climatiques de l’année.
Les graines produites peuvent rester viables dans le sol pendant des durées variables. Ainsi, les graines de B. diandrus peuvent rester viables pendant 2 ans lorsqu’elles sont en dormance. Mais, pour toutes les espèces de brome, les graines perdent rapidement leur viabilité lorsqu’elles sont enfouies à une profondeur entre 50 et 150 cm. Par ailleurs, la germination des graines peut être retardée en conditions sèches ou si les semences sont exposées au soleil.
En général, les levées des bromes sont abondantes pendant les automnes humides. Les graines non germées restent viables jusqu’au printemps suivant. Le brome rigide (Bromus rigidus) a une germination échelonnée, ce qui lui permet d’échapper des effets des herbicides sélectifs et des travaux culturaux de pré-semis. Continuer la lecture






