Edito : INRA Meknès Magazine, une pièce maîtresse de la communication digitale du CRRA Meknès

Ir Noureddine Bahri, Information-Communication, SRD - CRRA Meknès

Ir Noureddine Bahri, Information-Communication, SRD – CRRA Meknès

Bonjour cherEs lectreurTRICEs et bonne et heureuse année 2022,

Nous entamons ensemble une nouvelle année de partage de l’information scientifique et technique produite par les équipes de recherche du CRRA Meknès dans la ligne éditoriale de « INRA Meknès Magazine » qui trouve ses fondements dans les missions statutaires de l’Institut National de la Recherche Agronomique en matière de diffusion de la connaissance scientifique pour le développement agricole. A côté du portail web et des profils sur les réseaux sociaux (Facebook et Youtube en l’occurrence) « INRA Meknès Magazine » est une pièce maîtresse de la communication digitale de l’INRA-CRRA Meknès qui ambitionne de renforcer l’ouverture du centre sur l’environnement scientifique et de développement agricole mais aussi sur l’ensemble de la société. Notre communication digitale s’inscrit ainsi dans la conformité de la loi 31-13 relative au droit d’accès à l’information qui recommande aux institutions publiques d’adopter une politique de diffusion proactive de l’information dont elles disposent.

Durant l’année écoulée, vous avez été plus de 11.000 lecteurTRICEs à ouvrir pas moins que 15.000 sessions sur « INRA Meknès Magazine » avec une moyenne dépassent les 40 sessions quotidiennes. Les deux tiers d’entre vous nous ont lu grâce à une recherche organique sur Internet et 15% à travers un accès direct ; nos fidèles. Vous venez essentiellement du Maroc (57%), mais aussi de France (16,2%), du Maghreb (14,5%) et des USA (1,2%)*. Ces performances confortent le positionnement du CRRA Meknès parmi le cercle fortuné des « info-producteurs » et placent « INRA Meknès Magazine » sur l’estrade des magazines de culture scientifique les plus consultés à l’échelle de notre pays et, bien probablement, à l’échelle de notre région.

Votre intérêt fait la fierté de la communauté de recherche du CRRA Meknès qui vous offre sur ce magazine, mis en ligne depuis 2013, un important corpus constitué à ce jour de 152 articles traitant de diverses activités de recherche et de recherche-développement de notre centre. C’est aussi une grande motivation pour persévérer dans cette noble mission.

L’actuelle édition de « INRA Meknès Magazine » se donne ainsi le plaisir de vous offrir quatre nouveaux articles dont certains enregistrent la contribution du Dr Rachid Razouk qui a eu le mérite de signer et de collaborer, dans les éditions précédentes, à plusieurs articles se positionnant largement en tête des plus lus en 2021 sur ce magazine (Article les plus lus en 2021 sur « INRA Meknès Magazine« ). Qu’il en soit remercié et félicité ainsi que touTEs les hommes et femmes du CRRA Meknès.

Bonne lecture à touTEs.

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*Source : Google Analytics.

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L’EVOLUTION DE L’EVAPOTRANSPIRATION SOUS LE CONTEXTE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS LA PROVINCE D’IFRANE. Par Amal Labaioui et Rachid Razouk (INRA – CRRA Meknès)

Ir Amal Labaioui, Chercheure (URGRNSEQ - CRRA Meknes)

Ir Amal Labaioui, Chercheure (URGRNSEQ – CRRA Meknes)

Les prédictions climatiques convergent pour confirmer l’augmentation du réchauffement et de la variabilité spatio-temporelle des précipitations. Davantage de phénomènes extrêmes et une variabilité climatique accrue sont également prédits (GIEC, 2007) et constitueraient d’autres composantes du changement climatique à prendre en considération. La réalité de cette évolution préoccupante est confirmée par des observations croissantes de changements abiotiques et biotiques (impacts) en lien avec le contexte climatique et notamment le réchauffement. Les risques encourus en termes de production sont préfigurés par les importantes pertes des productions végétales consécutives à des extrêmes climatiques inédits récemment rencontrés. D’ici 2100, les chercheurs prévoient une diminution de la disponibilité en eau des sols, principalement à cause du réchauffement, donc d’une augmentation de l’évapotranspiration, mais aussi à cause de la baisse de la pluviométrie. Au cœur de cette situation et avec des hausses croissantes de la température, les besoins en eau des plantes augmenteront (Mueller et al., 2014).

L’évapotranspiration est une variable clé du cycle hydrologique, elle conditionne l’humidité des sols qu’est le facteur régulant le partage des précipitations entre infiltration et ruissellement ainsi que la recharge des eaux souterraines. Dans un climat plus chaud, il est très probable (90-100 % de probabilité) que l’évapotranspiration de référence augmente sous l’effet d’une augmentation de l’énergie disponible en surface et d’une augmentation de l’humidité spécifique à saturation (un air plus chaud peut contenir plus de vapeur d’eau) (Dayon, 2015). Connaître l’évapotranspiration (ET) est très important en matière de planification et de gestion des ressources en eau (Ndiate et al., 2017).

Le recensement des travaux ayant déterminé les tendances passées d’évolution de l’ETo en région méditerranéenne a permis de conclure que parmi  22 études, 15 montrent une tendance à l’augmentation et 3 ne montrent pas de tendances alors que 4 prévoient une tendance à la baisse (Vicente-Serrano et al., 2014). En Espagne des tendances marquées à l’augmentation de l’ET0 ont  été démontrées (Aubé, 2016). Ces études traitent surtout les tendances passées de l’évolution de l’évapotranspiration à une échelle mondiale ou régionale mais les prévisions futures sont d’une grande importance surtout au niveau local pour pouvoir élaborer des stratégies d’adaptation les mieux appropriées. Continuer la lecture

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ÉVALUATION DES COMPOSES IONOMIQUES, PHENOLIQUES ET FLAVONOÏDES POUR UNE GESTION DURABLE DE XYLELLA FASTIDIOSA AU MAROC. Par El Hassan ACHBANI(1), Khaoula HABBADI(1), Abdellatif BENBOUAZZA(1), Kaoutar El Handi(1,2).

Dr. El Hassan Achbani, Directeur de Recherche et Coordinateur de l’URPP – CRRA Meknès

Dr. El Hassan Achbani, Directeur de Recherche et Coordinateur de l’URPP – CRRA Meknès

Le Maroc fait partie des pays classés à haut risque d’entrée, d’établissement et de la propagation de Xylella fastidiosa, qui a récemment réapparu en tant que phytopathogène d’importance mondiale provoquant le syndrome de déclin rapide de l’olivier (OQDS). L’infection symptomatique par X. fastidiosa conduit à des maladies dévastatrices et à des pertes économiques importantes. Pour éviter telles pertes et dommages, les pays sans épidémies actuelles comme le Maroc doivent d’abord révéler les réponses éventuelles de leurs plantes hôtes à X. fastidiosa. L’évaluation de la teneur en macro et micro-éléments (ionome) des feuilles peut donner des informations de base et utiles sur les réponses probables vis-à-vis de la(des) maladie(s). Ainsi, ils peuvent être un outil puissant pour la gestion et la lutte contre ce pathogène dévastateur. Dans cette étude, nous avons tracé comme objectifs :

i) Comparaison de l’ionome des feuilles de quatre importants cultivars de l’olivier marocain autochtones (Picholine Marocaine, Haouzia,  Menara et Meslalla), et huit variétés méditerranéennes étrangères (Arbequina, Arbosana, Leccino, Ogliarola salentina, Cellina di Nardo, Frantoio, Leucocarpa et Picholine de Languedoc), en vue de développer des hypothèses liées à la résistance ou à la sensibilité des oliviers marocains à l’infection par X. fastidiosa.

ii) Dosage de la teneur en composés phénoliques et flavonoïdes. Cette étude a permis de classer les cultivars étudiés, sur la base de l’analyse des ions, du contenu phénolique et des flavonoïdes de leur feuillage, en deux classes. Une première classe avec des variétés d’olivier qui pourraient être intéressantes en matière de tolérance au X. fastidiosa et une deuxième classe variétale qui sont entièrement sensibles à l’infection par X. fastidiosa. Continuer la lecture

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EVALUATION DES CULTIVARS LOCAUX DE PRUNIER POUR LA TOLERANCE AU STRESS HYDRIQUE. Par Anas Hamdani(1,2) et Rachid Razouk(1)

Anas Hamdani, PhD student (INRA Meknès – FST Beni Mellal)

Anas Hamdani, PhD student (INRA Meknès – FST Beni Mellal)

Les recherches visant à améliorer la résilience de l’agriculture à la sècheresse sont principalement basées sur deux approches : i) l’optimisation de l’irrigation déficitaire tenant compte des besoins en eau suivant les stades phénologiques, tout en intégrant des outils SMART pour une irrigation de précision et ii) l’exploration de la variabilité intraspécifique pour sélectionner des cultivars tolérants au stress hydrique. Suivant cette dernière approche, des travaux de criblage de quelques collections de prunier sous irrigation déficitaire, menés de par le monde, ont mis en exergue un degré important de plasticité de l’espèce au stress hydrique (Paudel et al., 2020). La recherche de cultivars tolérants à la sécheresse au sein de la diversité existante est donc un objectif important pour cette espèce. Elle doit d’abord prendre en compte la variabilité phénotypique des facteurs externes, dont principalement le rendement et la qualité du fruit, qui déterminent la valeur commerciale du cultivar et ainsi son degré d’adoption par les agriculteurs. En outre, des analyses physiologiques et biochimiques (facteurs internes) sont nécessaires pour la compréhension des mécanismes impliqués et prédire la stabilité des performances des cultivars à moyen et long terme.

De telles études sont beaucoup plus justifiées dans des zones où les scénarios climatiques sont alarmants, ce qui est le cas pour l’ensemble du bassin méditerranéen, notamment au niveau des pays du sud. Jusqu’à présent, aucune variété de prunier n’est connue mondialement comme plus tolérante au stress hydrique. De plus, les connaissances en termes de critères de sélection pour ce trait génétique, aussi bien morpho-physiologiques que moléculaires, restent à approfondir pour une orientation ciblée des prospections et des programmes d’amélioration génétique. Dans ce contexte, 11 cultivars de prunier de type Japonais (Prunus salicina L.), greffés sur le porte-greffe Myrobolan, ont fait l’objet d’une caractérisation morpho-physiologique et biochimique multivariée en vue d’évaluer leur plasticité phénotypique au stress hydrique (Figure 1). Continuer la lecture

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OPTIMISATION DE L’OCCUPATION SPATIO-TEMPORELLE DES CULTURES INTERCALAIRES EN OLIVERAIES PLUVIALES*. Par Rachid Razouk, Abdelhamid Ramdani et Khalid Daoui (INRA, CRRA Meknès)

Dr Rachid Razouk, Chercheur en agrophysiologie des arbres fruitiers et de l’olivier (URAPV - CRRA Meknès)

Dr Rachid Razouk, Chercheur en agrophysiologie des arbres fruitiers et de l’olivier (URAPV – CRRA Meknès)

Plusieurs études menées en Amérique du Nord et en Europe ont démontré les avantages de l’agroforesterie intra-parcellaire à base d’arbres et de cultures annuelles, aussi bien pour faire face aux changements climatiques que pour l’augmentation et la diversification des revenus des agriculteurs [1].  Au Maroc, le système de cultures intercalaires basé sur l’association d’olivier et des cultures annuelles constitue le type d’agroforesterie le plus répandu et qui remonte à l’antiquité, à la fois dans les oliveraies pluviales et irriguées. Des diagnostics menés au nord du Maroc ont révélé qu’environ 75% des oliveraies sont associées à des cultures annuelles, dont principalement les blés, l’orge, des légumineuses alimentaires (fève, féverole, pois chiche, petit pois et lentille) et des plantes aromatiques et médicinales (coriandre, fenugrec), ainsi que des cultures maraîchères dans les oliveraies irriguées, en particulier la pomme de terre et l’oignon [2]. Dans ce système, les cultures annuelles et les oliviers partagent la même parcelle pendant 15 à 20 ans jusqu’à ce que l’ombrage des arbres inhibe la croissance des cultures annuelles. Dans certaines situations, où les distances entre les rangées d’olivier sont importantes, l’ombrage des arbres n’est pas un facteur limitant, faisant que la culture intercalaire soit maintenue pendant toute la durée de vie de l’oliveraie.

Malgré l’ancienneté de ce système au Maroc, il n’existe pas de recherches approfondies sous les conditions locales permettant d’évaluer les pratiques actuelles et d’identifier les meilleures options de gestion des cultures annuelles en intercalaire, ainsi que leurs avantages ou inconvénients potentiels sur la strate arborée et vice-versa, bien que son adoption par les agriculteurs soit une preuve de ses performances. La présente étude, réalisée dans les régions de Taounate et Ouazzane, a visé la détermination de l’occupation spatiale optimale des cultures intercalaires dans les oliveraies pluviales, jeunes et adultes, pour une bonne croissance et production du système. Elle a visé, également, une analyse de l’occupation temporelle des oliveraies pluviales par les cultures intercalaires, les plus adoptées, en vue de mieux cerner les interactions existantes dans ce type d’agroforesterie. Une telle analyse est en mesure de développer des réflexions quant à l’atténuation des effets de compétition entre les deux strates du système. Continuer la lecture

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