
Noureddine BAHRI, Information-Communication, CRRA Meknès
NTIC et développement
Il ne fait plus aucun doute que l’information et la connaissance, qui constituent une ressource, deviennent progressivement un facteur de production à part entière. En effet, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) permettent non seulement d’augmenter la productivité du travail et de réduire considérablement les coûts de production, mais aussi et surtout d’être à la pointe de l’innovation, de transcender les frontières et de s’inscrire dans les tendances dominantes de la mondialisation.
Dans de nombreux pays dont l’économie est intégrée de manière subordonnée au système international, d’importants segments de la population ─ pauvres, ruraux, petits agriculteurs, artisans ou petits commerçants et entrepreneurs ─ sont touchés par un marché de plus en plus mondialisé. Ces groupes vulnérables ont souvent des difficultés à accéder aux marchés par manque de ressources suffisantes pour obtenir des conditions optimales de production et de commercialisation. Les femmes sont souvent plus vulnérables à l’exclusion et à l’exploitation que les hommes. Il est donc indispensable d’adopter une perspective de genre pour analyser le monde des NTIC.
Deux visions s’affrontent par rapport au rôle des NTIC dans les sociétés actuelles. La première, optimiste, souligne les vertus démocratiques et émancipatrices des NTIC ainsi que leur capacité à stimuler la participation, la mobilisation et le renforcement de la société civile, en considérant que les NTIC favorisent la transparence, la communication et la prise de conscience mondiale. Dans le cadre de cette nouvelles « révolution », l’expansion de la téléphonie mobile acquiert un rôle central sachant que la plus forte croissance en la matière est enregistrée dans les pays en développement, dont le Maroc. Continuer la lecture





