{"id":4050,"date":"2026-06-19T09:10:26","date_gmt":"2026-06-19T08:10:26","guid":{"rendered":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=4050"},"modified":"2026-06-21T11:13:37","modified_gmt":"2026-06-21T10:13:37","slug":"reaction-de-genotypes-de-colza-au-deficit-hydrique-sous-differentes-conditions-environnementales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=4050","title":{"rendered":"R\u00e9action de g\u00e9notypes de colza au d\u00e9ficit hydrique sous diff\u00e9rentes conditions environnementales"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Abdelghani Bouchyoua<sup>1,2 <\/sup>&amp; Abdelghani Nabloussi<sup>1<\/sup><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">1 : INRA CRRA Mekn\u00e8s &#8211; 2 : USMBA UPD Taza<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"912\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Bouchouya-2-912x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4059\" style=\"width:320px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Bouchouya-2-912x1024.jpg 912w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Bouchouya-2-267x300.jpg 267w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Bouchouya-2-768x862.jpg 768w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Bouchouya-2-1368x1536.jpg 1368w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Bouchouya-2-1825x2048.jpg 1825w\" sizes=\"(max-width: 912px) 100vw, 912px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Abdelghani Bouchyoua, <br>PhD student INRA CRRA Mekn\u00e8s \/ USMBA UPD Taza<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La s\u00e9cheresse constitue l\u2019une des principales contraintes abiotiques pour la production du colza dans les r\u00e9gions m\u00e9diterran\u00e9ennes semi-arides, o\u00f9 la variabilit\u00e9 interannuelle des pr\u00e9cipitations et l\u2019\u00e9l\u00e9vation des temp\u00e9ratures compromettent fortement la stabilit\u00e9 des rendements, en particulier durant les stades reproductifs (Dietz <em>et al<\/em>., 2021). Cette probl\u00e9matique est particuli\u00e8rement pr\u00e9occupante au Maroc, o\u00f9 les effets du changement climatique se traduisent par une augmentation de la fr\u00e9quence et de l\u2019intensit\u00e9 des s\u00e9cheresses, une baisse progressive des pr\u00e9cipitations et une aggravation du stress hydrique. Depuis les ann\u00e9es 1970, le pays a connu plus de vingt ann\u00e9es de s\u00e9cheresse, tandis que les ressources en eau disponibles par habitant sont pass\u00e9es de pr\u00e8s de 2 500 m\u00b3 en 1960 \u00e0 moins de 650 m\u00b3 actuellement. Cette situation affecte fortement l\u2019agriculture marocaine, qui contribue \u00e0 environ 13\u201314 % du PIB national et demeure largement d\u00e9pendante des pr\u00e9cipitations, notamment dans les zones semi-arides o\u00f9 sont concentr\u00e9es les principales cultures pluviales. Le colza (<em>Brassica napus<\/em> L.), deuxi\u00e8me culture ol\u00e9agineuse mondiale apr\u00e8s le soja, a d\u00e9pass\u00e9 91 Mt de production en 2023 et se distingue par la richesse de ses graines en huile (42\u201345 %) et en prot\u00e9ines (environ 35 %), ce qui lui conf\u00e8re un int\u00e9r\u00eat alimentaire, industriel et \u00e9nerg\u00e9tique majeur (FAOSTAT, 2025).<\/p>\n\n\n\n<p>Au Maroc, cette culture pr\u00e9sente \u00e9galement un int\u00e9r\u00eat strat\u00e9gique dans le cadre du d\u00e9veloppement de la fili\u00e8re ol\u00e9agineuse nationale et de la r\u00e9duction de la d\u00e9pendance aux importations d\u2019huiles v\u00e9g\u00e9tales. Toutefois, sa production reste fortement limit\u00e9e par l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des pr\u00e9cipitations et la r\u00e9currence des \u00e9pisodes de s\u00e9cheresse. Les phases de floraison, de formation des siliques et de remplissage des graines sont particuli\u00e8rement sensibles au d\u00e9ficit hydrique, car elles d\u00e9terminent directement les composantes du rendement ainsi que l\u2019accumulation finale de biomasse et d\u2019huile. M\u00eame un stress hydrique de courte dur\u00e9e peut provoquer l\u2019avortement des fleurs, r\u00e9duire le nombre de siliques, limiter le remplissage des graines et entra\u00eener des pertes de rendement pouvant atteindre 30 % (Zamani et al., 2025). Dans ce contexte, l\u2019am\u00e9lioration de la tol\u00e9rance du colza \u00e0 la s\u00e9cheresse aux stades reproductifs constitue un enjeu majeur pour s\u00e9curiser la production dans les syst\u00e8mes pluviaux m\u00e9diterran\u00e9ens. Dans la continuit\u00e9 des travaux ant\u00e9rieurs de notre \u00e9quipe (Bouchyoua et al., 2024; Bouchyoua et al., 2025; Bouchyoua et al., 2026) ayant identifi\u00e9 et s\u00e9lectionn\u00e9 certains g\u00e9notypes prometteurs tol\u00e9rants au stress hydrique en conditions contr\u00f4l\u00e9es, durant la germination et la lev\u00e9e, la pr\u00e9sente \u00e9tude vise \u00e0 \u00e9valuer en plein champ et dans plusieurs environnements contrast\u00e9s les performances agronomiques ainsi que les r\u00e9ponses physiologiques et biochimiques des g\u00e9notypes s\u00e9lectionn\u00e9s, afin de confirmer leur tol\u00e9rance \u00e0 la s\u00e9cheresse et la stabilit\u00e9 de leurs performances depuis la phase v\u00e9g\u00e9tative jusqu\u2019\u00e0 la maturit\u00e9 physiologique.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>M\u00e9thodologie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Un essai pluriannuel a \u00e9t\u00e9 conduit sur trois campagnes (2022\u20132025) dans deux sites semi-arides du Maroc (DYT et ENAM), sous deux r\u00e9gimes hydriques (irrigu\u00e9 et pluvial). Les conditions climatiques des deux sites et durant les trois saisons ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un stress hydrique marqu\u00e9, caract\u00e9ris\u00e9 par de faibles pr\u00e9cipitations aux stades critiques et par des temp\u00e9ratures maximales atteignant 37 \u00b0C lors de la formation des siliques. Dix-sept g\u00e9notypes de colza d\u2019origines g\u00e9n\u00e9tiques diverses ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s selon un dispositif en blocs al\u00e9atoires complets (DBAC) avec trois r\u00e9p\u00e9titions. Les semis ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s au cours du mois de novembre pour les trois campagnes. Les parcelles conduites en r\u00e9gime irrigu\u00e9 ont re\u00e7u des apports en eau calcul\u00e9s sur la base de l\u2019\u00e9vapotranspiration culturale (ETc), tandis que les parcelles en r\u00e9gime pluvial ont d\u00e9pendu exclusivement des pr\u00e9cipitations naturelles apr\u00e8s deux irrigations initiales, apr\u00e8s semis et lev\u00e9e, pour l\u2019\u00e9tablissement de la culture. Les param\u00e8tres mesur\u00e9s comprennent des traits physiologiques (SPAD, g<sub>s<\/sub>), biochimiques (proline, TSS), ph\u00e9nologiques et agromorphologiques (hauteur de plante, ramification, siliques\/plante, graines\/plante, rendement en graines, poids de mille graines, teneur en huile, rendement en huile). De m\u00eame, deux indices de tol\u00e9rance (STI et YSI) ont \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9s. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es par ANOVA \u00e0 trois facteurs, avec le g\u00e9notype (G), le r\u00e9gime hydrique (W) et le site (S) comme facteurs fixes, ainsi que leurs interactions, suivie du test Duncan (<em>p<\/em> &lt; 0,05) et d\u2019une analyse ACP.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Photo-genotypes-de-colza_DEDouyet2024-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4055\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Photo-genotypes-de-colza_DEDouyet2024-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Photo-genotypes-de-colza_DEDouyet2024-300x225.jpg 300w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Photo-genotypes-de-colza_DEDouyet2024-768x576.jpg 768w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Photo-genotypes-de-colza_DEDouyet2024-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Photo-genotypes-de-colza_DEDouyet2024-2048x1536.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>Photo <\/strong>: Diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique de certains g\u00e9notypes conduits dans le Domaine Exp\u00e9rimental de Douyet, 2024.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>R\u00e9sultats et discussion<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les conditions climatiques ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par une variabilit\u00e9 interannuelle des pr\u00e9cipitations. Les cumuls saisonniers ont atteint environ 380, 390 et 450 mm \u00e0 Douyet (DYT) durant les campagnes 2022\u20132023, 2023\u20132024 et 2024\u20132025, respectivement, contre 290 et 340 mm \u00e0 l\u2019ENAM en 2022\u20132023 et 2023\u20132024. La r\u00e9partition irr\u00e9guli\u00e8re des pluies, avec des d\u00e9ficits durant plusieurs stades critiques du d\u00e9veloppement du colza, a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des conditions de stress hydrique mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re favorables \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la tol\u00e9rance des g\u00e9notypes. Les r\u00e9sultats ont montr\u00e9 que le r\u00e9gime hydrique constitue la source de variation pr\u00e9dominante (<em>p<\/em> &lt; 0,001), exer\u00e7ant l\u2019influence la plus forte sur l\u2019ensemble des caract\u00e8res et confirmant son r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans la d\u00e9termination des performances du colza en conditions semi-arides. Les effets principaux du site et du g\u00e9notype se sont aussi r\u00e9v\u00e9l\u00e9s significatifs, influen\u00e7ant l\u2019ensemble des traits \u00e9tudi\u00e9s. La diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique observ\u00e9e parmi le mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal \u00e9tudi\u00e9 sera donc d\u2019un grand int\u00e9r\u00eat pour la s\u00e9lection des g\u00e9notypes les plus performants et plus r\u00e9silients face aux conditions de stress hydrique. Le d\u00e9ficit hydrique a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction de l\u2019indice SPAD de 11 \u00e0 35 % selon les g\u00e9notypes. Les g\u00e9notypes tol\u00e9rants (\u2018TP2\u2019, \u2018Nap9\u2019, \u2018Marina\u2019, \u2018Moufida\u2019, \u2018Redana\u2019) ont montr\u00e9 les pertes les plus faibles (10 \u00e0 21 %), tandis que les sensibles (\u2018Nap10\u2019, \u2018H2M-5\u2019, \u2018IND82\u2019) ont subi les pertes les plus \u00e9lev\u00e9es (28 \u00e0 35 %). La conductance stomatique a diminu\u00e9 de 74 % en moyenne, mais les g\u00e9notypes tol\u00e9rants ont maintenu une conductance significativement plus \u00e9lev\u00e9e que les g\u00e9notypes sensibles. Sur le plan biochimique, les tol\u00e9rants (\u2018Nap9\u2019, \u2018TP2\u2019, \u2018Moufida\u2019) ont accumul\u00e9 \u226521 \u03bcmol g\u207b\u00b9 de proline et \u226518 mg g\u207b\u00b9 de TSS, contre &lt;15 \u03bcmol g\u207b\u00b9 de proline chez les sensibles. Le d\u00e9ficit hydrique a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction marqu\u00e9e de la croissance v\u00e9g\u00e9tative et des composantes principales du rendement, avec des diminutions de 21 % de la hauteur des plantes, 14 % du nombre de rameaux par plante, 35 % du nombre de siliques par plante et 36 % du rendement en graine. Les g\u00e9notypes tol\u00e9rants (\u2018TP2\u2019, \u2018Redana\u2019, \u2018Nap9\u2019, \u2018Moufida\u2019 et \u2018Marina\u2019) ont n\u00e9anmoins maintenu des performances \u00e9lev\u00e9es, avec plus de 380 siliques par plante et un rendement en graines sup\u00e9rieur \u00e0 22 g par plante, contre moins de 275 siliques et moins de 15 g par plante chez les g\u00e9notypes sensibles (\u2018H2M-5\u2019, \u2018IND82\u2019, \u2018Nap10\u2019, \u2018IND23\u2019). En conditions pluviales, les rendements en graines les plus \u00e9lev\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s chez \u2018Moufida\u2019 (2 040,5 kg ha\u207b\u00b9), \u2018TP2\u2019 (2 018,9 kg ha\u207b\u00b9) et \u2018Nap9\u2019 (1 937,6 kg ha\u207b\u00b9), tandis que les g\u00e9notypes sensibles ont produit les rendements les plus faibles, avec \u2018H2M-5\u2019 (1 243,1 kg ha\u207b\u00b9), \u2018Alia\u2019 (1 462,2 kg ha\u207b\u00b9) et \u2018IND23\u2019 (1 504,7 kg ha\u207b\u00b9). Bien que la teneur en huile ait \u00e9t\u00e9 relativement peu affect\u00e9e par le d\u00e9ficit hydrique (\u22128 %), les g\u00e9notypes tol\u00e9rants ont maintenu des valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 40 %, contre moins de 37 % chez les g\u00e9notypes sensibles, tandis que le rendement en huile a diminu\u00e9 en moyenne de 41 %, tout en restant sup\u00e9rieur \u00e0 800 kg ha\u207b\u00b9 chez \u2018Moufida\u2019, \u2018TP2\u2019 et \u2018Nap9\u2019. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"705\" src=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Figure-Groupes_PCA_biplot-1024x705.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4053\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Figure-Groupes_PCA_biplot-1024x705.png 1024w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Figure-Groupes_PCA_biplot-300x206.png 300w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Figure-Groupes_PCA_biplot-768x529.png 768w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Figure-Groupes_PCA_biplot-1536x1057.png 1536w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Figure-Groupes_PCA_biplot-2048x1409.png 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>Figure 1<\/strong> : Biplot repr\u00e9sentant la diversit\u00e9 de 17 g\u00e9notypes de colza en conditions pluviales, sur la base de caract\u00e8res agromorphologiques, physiologiques et biochimiques. SYP : rendement en graines par plante ; SY : rendement en graines par hectare ; OC : teneur en huile ; OY : rendement en huile ; TSW : poids de mille graines ; PNP : nombre de siliques par plante ; SNP : nombre de graines par plante ; PH : hauteur de la plante ; NB : nombre de branches par plante ; gs : conductance stomatique ; SPAD : teneur en chlorophylle SPAD ; TSS : sucres solubles totaux ; DF : nombre de jours jusqu\u2019\u00e0 la floraison ; DM : nombre de jours jusqu\u2019\u00e0 la maturit\u00e9 ; YSI : indice de stabilit\u00e9 du rendement ; STI : indice de tol\u00e9rance au stress.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>L\u2019analyse en composantes principales a fourni une s\u00e9paration claire des g\u00e9notypes selon leur r\u00e9ponse \u00e0 la s\u00e9cheresse. Les deux premi\u00e8res composantes expliquent 62,7 % de la variance totale, avec PC1 (44,7 %) qui refl\u00e8te la productivit\u00e9 et la tol\u00e9rance et PC2 (18,0 %) associ\u00e9e positivement aux traits ph\u00e9nologiques (DF, DM) et PH et n\u00e9gativement \u00e0 l\u2019accumulation de proline et \u00e0 l\u2019YSI (Figure 1). Le biplot a class\u00e9 les g\u00e9notypes en trois groupes. Le Groupe 1 (\u2018Nap9\u2019, \u2018Marina\u2019, \u2018Moufida\u2019, \u2018Redana\u2019, \u2018TP2\u2019) exhibe les scores les plus \u00e9lev\u00e9s, indiquant une forte tol\u00e9rance. Le Groupe 3 (\u2018H2M-5\u2019, \u2018IND82\u2019, \u2018IND23\u2019, \u2018Nap10\u2019, \u2018Traper\u2019) pr\u00e9sente les scores les plus faibles, refl\u00e9tant la plus grande sensibilit\u00e9. Le Groupe 2 (\u2018Solar\u2019, \u2018Adila\u2019, \u2018Alia\u2019, \u2018CZ-KN\u2019, \u2018Lila\u2019, \u2018Baraka\u2019, \u2018Narjisse\u2019) montre des scores interm\u00e9diaires et une tol\u00e9rance mod\u00e9r\u00e9e, principalement associ\u00e9e \u00e0 des variations des traits ph\u00e9nologiques, notamment les dates de floraison et de maturit\u00e9. La tol\u00e9rance s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00eatre un trait complexe r\u00e9sultant de l\u2019int\u00e9gration coordonn\u00e9e de multiples caract\u00e9ristiques. Les g\u00e9notypes tol\u00e9rants ont syst\u00e9matiquement maintenu une efficacit\u00e9 physiologique sup\u00e9rieure via une r\u00e9tention chlorophyllienne accrue, une conductance stomatique soutenue, une accumulation robuste d\u2019osmoprotecteurs et une strat\u00e9gie reproductive privil\u00e9giant le nombre de graines. Les traits fortement corr\u00e9l\u00e9s avec le STI (SPAD, gs, proline, nombre de siliques et de graines) se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s comme des crit\u00e8res de s\u00e9lection fiables.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conclusion<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les g\u00e9notypes \u2018Nap9\u2019, \u2018Marina\u2019, \u2018Moufida\u2019, \u2018Redana\u2019 et \u2018TP2\u2019 se sont distingu\u00e9s par une meilleure tol\u00e9rance \u00e0 la s\u00e9cheresse, en maintenant des rendements \u00e9lev\u00e9s ainsi que de bonnes performances physiologiques et biochimiques sous stress hydrique. La conductance stomatique, l\u2019indice SPAD, la teneur en proline, le nombre de siliques et de graines, ainsi que l\u2019indice STI, se r\u00e9v\u00e8lent comme des indicateurs fiables de cette tol\u00e9rance durant la phase reproductive. Ces r\u00e9sultats confirment la r\u00e9silience int\u00e9gr\u00e9e de certains g\u00e9notypes, notamment \u2018Nap9\u2019, \u2018Moufida\u2019 et \u2018TP2\u2019, et constituent une base utile pour la s\u00e9lection de cultivars adapt\u00e9s aux conditions m\u00e9diterran\u00e9ennes \u00e0 ressources hydriques limit\u00e9es. Des travaux compl\u00e9mentaires seront n\u00e9cessaires pour \u00e9tudier les m\u00e9canismes impliqu\u00e9s, notamment au niveau de l\u2019architecture racinaire et des syst\u00e8mes antioxydants.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Bouchyoua, A., Kettani, R., Kouighat, M., Ouardi, L., Adiba, A., Lamoumni, O., El Fechtali, M., Khabbach, A., Hammani, K., Nabloussi, A., 2025. Unveiling differential genotypic responses to soil moisture stress during early plant stages in rapeseed (Brassica napus L.). Industrial Crops and Products. 235, 121782.&nbsp; <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.indcrop.2025.121782\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.indcrop.2025.121782<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Bouchyoua, A., Khabbach, A., Kabach, I., Ennoury, A., Ouardi, L., Hammani, K., Nabloussi, A., 2026. Unveiling drought-tolerant genotypes and associated adaptive mechanisms in rapeseed using multi-traits approach. BMC Plant Biology.<\/p>\n\n\n\n<p>Bouchyoua, A., Kouighat, M., Hafid, A., Ouardi, L., Khabbach, A., Hammani, K., Nabloussi, A., 2024. Evaluation of rapeseed (Brassica napus L.) genotypes for tolerance to PEG (polyethylene glycol) induced drought at germination and early seedling growth. Journal of Agriculture and Food Research. 15, 100928.&nbsp; <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jafr.2023.100928\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jafr.2023.100928<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dietz, K. J., Z\u00f6rb, C., Geilfus, C. M., 2021. Drought and crop yield. Plant Biology. 23. 6, 881-893.<\/p>\n\n\n\n<p>Faostat. 2025. <em>Food and Agriculture Organization of the United Nations. Statistical Database. <\/em>[Online]. Available: <a href=\"https:\/\/www.fao.org\/faostat\/fr\/#compare\">https:\/\/www.fao.org\/faostat\/fr\/#compare<\/a>. [Accessed 20 September 2025]. Zamani, S., Arminian, A., Zarei, B., Hajinia, S., 2025. The impact of drought stress on morpho-physiological characteristics of rapeseed cultivars (Brassica napus L.). Oil Crop Science.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Abdelghani Bouchyoua1,2 &amp; Abdelghani Nabloussi1 1 : INRA CRRA Mekn\u00e8s &#8211; 2 : USMBA UPD Taza La s\u00e9cheresse constitue l\u2019une des principales contraintes abiotiques pour la production du colza dans les r\u00e9gions m\u00e9diterran\u00e9ennes semi-arides, o\u00f9 la variabilit\u00e9 interannuelle des pr\u00e9cipitations &hellip; <a href=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=4050\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11,1],"tags":[100,187,382,101,18],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4050"}],"collection":[{"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4050"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4061,"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4050\/revisions\/4061"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}