{"id":3247,"date":"2023-01-23T15:09:37","date_gmt":"2023-01-23T14:09:37","guid":{"rendered":"http:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=3247"},"modified":"2023-01-23T20:30:08","modified_gmt":"2023-01-23T19:30:08","slug":"effet-de-differentes-techniques-dinstallation-du-colza-sur-sa-levee-et-sa-productivite-dans-le-sais-par-el-mehdi-raid-ena-meknes-crra-meknes-abdellah-aboudrare-ena-meknes-abdelghani","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=3247","title":{"rendered":"EFFET DE DIFFERENTES TECHNIQUES D\u2019INSTALLATION DU COLZA SUR SA LEVEE ET SA PRODUCTIVITE DANS LE SAIS. Par El Mehdi RAID (ENA Mekn\u00e8s &#8211; CRRA Mekn\u00e8s), Abdellah ABOUDRARE (ENA Mekn\u00e8s), Abdelghani NABLOUSSI (CRRA Mekn\u00e8s)."},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_3278\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3278\" class=\"size-medium wp-image-3278\" title=\"Photo perso- Raid\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Photo-perso-Raid-200x300.jpg\" alt=\"El Mehdi RAID (Etudiant ENA Mekn\u00e8s)\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Photo-perso-Raid-200x300.jpg 200w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Photo-perso-Raid-683x1024.jpg 683w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Photo-perso-Raid.jpg 1593w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><p id=\"caption-attachment-3278\" class=\"wp-caption-text\">El Mehdi RAID (Laur\u00e9at ENA Mekn\u00e8s)<\/p><\/div>\n<p>Le semis direct, comme \u00e9tant l\u2019un des piliers de l\u2019agriculture de conservation, constitue une technique de plus en plus pratiqu\u00e9e pour att\u00e9nuer et s\u2019adapter aux effets n\u00e9fastes des changements climatiques. Ce travail a pour objectif d\u2019\u00e9valuer l\u2019effet de la technique du semis direct sur le comportement et les performances du colza (<em>Brassica napus<\/em> L.), en comparaison avec d\u2019autres techniques d\u2019installation de la culture. La m\u00e9thodologie de travail suivie consiste \u00e0 comparer quatre modalit\u00e9s d\u2019installation du colza : travail conventionnel \u00e0 base du chisel (T1), travail minimum \u00e0 base du vibroculteur (T2), semis direct avec un semoir classique (T3) et semis direct avec un semoir sp\u00e9cial pour le semis direct (T4). Les r\u00e9sultats obtenus ont montr\u00e9 que, le traitement T4 a engendr\u00e9 une lev\u00e9e synchrone et homog\u00e8ne, avec le taux de lev\u00e9e le plus \u00e9lev\u00e9 de 81,3 % en moyenne et un coefficient de variation le plus faible de 15,5 %. Le m\u00eame traitement T4 a engendr\u00e9 un gain de rendement en graines par hectare de 69,18%, 49,69 % et 60,39 % par rapport \u00e0 T1, T2 et T3, respectivement. De plus, le semis direct (T4) a enregistr\u00e9 l\u2019efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau la plus \u00e9lev\u00e9e avec une moyenne de 10,3 kg\/mm\/ha. Cependant, les plantes issues du semis direct (T4) ont subi un stress vu leur densit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e par rapport aux autres traitements, ce qui s\u2019est r\u00e9percut\u00e9 n\u00e9gativement sur leurs param\u00e8tres morphologiques et physiologiques (conductance stomatique, indice de chlorophylle, indice d\u2019azote dans les feuilles, teneur en flavonols et temp\u00e9rature foliaire). En ce qui concerne l\u2019humidit\u00e9 volumique du sol, aucune diff\u00e9rence significative n\u2019a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e entre les diff\u00e9rents traitements. N\u00e9anmoins, T4 a pr\u00e9sent\u00e9 les valeurs les plus \u00e9lev\u00e9es.<!--more--><\/p>\n<p><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-2907\" title=\"Colza-INRA-CZKF1\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Colza-INRA-CZKF1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Colza-INRA-CZKF1-300x200.jpg 300w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Colza-INRA-CZKF1-1024x682.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Malgr\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par le Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, le d\u00e9veloppement de la fili\u00e8re des ol\u00e9agineux reste insuffisant et loin d\u2019atteindre la demande croissante des consommateurs en huile de table, \u00e9valu\u00e9e \u00e0 14 litres\/habitant\/an (Sayouti et Ait El Mekki, 2015). Ainsi, en 2019, la couverture des besoins nationaux en ol\u00e9agineux \u00e9tait seulement de 1.7% (MAP ecologie, 2021). Les quantit\u00e9s collect\u00e9es des ol\u00e9agineux sont tr\u00e8s faibles et on assiste \u00e0 un recours \u00e0 l\u2019importation de 30 000 \u00e0 60 000 T\/an pour pouvoir fonctionner les unit\u00e9s de trituration (MAPDREF, 2021). Le colza, avec un rendement moyen allant de 19 \u00e0 30 qx\/ha pour la vari\u00e9t\u00e9 <em>Alia<\/em> par exemple et une teneur en huile moyenne qui d\u00e9passe 51% pour les vari\u00e9t\u00e9s <em>Narjisse<\/em> et <em>Moufida <\/em>(Nabloussi <em>et al.,<\/em> 2018), repr\u00e9sente une vraie solution qui peut engendrer le bon d\u00e9veloppement et la relance de la fili\u00e8re.<\/p>\n<p>Ainsi, pour arriver \u00e0 atteindre les objectifs ambitieux de production, il reste indispensable de ma\u00eetriser l\u2019installation de la culture. Dans ce cadre, le semis direct constitue un outil int\u00e9ressant qui peut contribuer \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des rendements du colza. En effet, le semis direct a prouv\u00e9 une meilleure productivit\u00e9 de l\u2019eau, du sol et des intrants, avec moins de consommation surtout en carburant, machines agricoles, engrais, temps de travail et semences, puisque chaque intrant est optimis\u00e9 au maximum par son d\u00e9p\u00f4t au bon endroit et au bon moment selon les conditions p\u00e9doclimatiques. Cette technique contribue aussi \u00e0 la s\u00e9questration de carbone par la r\u00e9duction des \u00e9missions de CO<sub>2<\/sub> (Aibar, 2006).<\/p>\n<p>Au Maroc, aucun travail de recherche sur le semis direct du colza n\u2019a \u00e9t\u00e9 entrepris. L\u2019objectif de cette \u00e9tude est donc d\u2019\u00e9valuer l\u2019effet du semis direct de la culture du colza sur ses diff\u00e9rents param\u00e8tres de production, en comparaison avec d\u2019autres techniques d\u2019installation.<\/p>\n<p><strong>Mat\u00e9riel et m\u00e9thodes<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;essai a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 pendant la campagne agricole 2021-2022. Il a \u00e9t\u00e9 conduit de d\u00e9but d\u00e9cembre \u00e0 fin mai \u00e0 la Ferme P\u00e9dagogique de l\u2019ENA de Mekn\u00e8s. La pluviom\u00e9trie totale enregistr\u00e9e durant cette p\u00e9riode, correspondant au cycle de la culture, est de 176,6 mm. En effet, durant les mois de d\u00e9cembre, janvier et f\u00e9vrier le Maroc a connu une s\u00e8cheresse exceptionnelle par son intensit\u00e9, son ampleur et sa dur\u00e9e. Face \u00e0 cette situation, on a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des irrigations d\u2019appoint de 36 mm en total comme compl\u00e9ment aux pluies, depuis le 11 janvier 2022 jusqu\u2019au 19 f\u00e9vrier 2022, correspondant au stade rosette de la culture.<\/p>\n<p>La vari\u00e9t\u00e9 lign\u00e9e \u00ab ALIA \u00bb (code : INRA-CZFK07), qui pr\u00e9sente un rendement moyen de 28 qx\/ha et une dur\u00e9e de cycle de 150 \u00e0 160 jours avec une teneur moyenne en huile de 49% (Nabloussi <em>et al<\/em>., 2018), a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e dans cet essai.<\/p>\n<p>Quatre traitements ont \u00e9t\u00e9 mis en place :<\/p>\n<ul>\n<li>Travail conventionnel du sol (T1) : Chisel + Vibroculteur + Semis.<\/li>\n<li>Travail minimum (T2) : Vibroculteur + Semis.<\/li>\n<li>Semis direct avec un semoir classique conventionnel en ligne (T3).<\/li>\n<li>Semis direct avec un semoir sp\u00e9cial (T4).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le dispositif exp\u00e9rimental adopt\u00e9 est un BAC avec 3 r\u00e9p\u00e9titions. L\u2019essai est compos\u00e9 de 12 parcelles \u00e9l\u00e9mentaires d\u2019une superficie de 108 m\u00b2 chacune (12 m x 9 m). Chaque parcelle \u00e9l\u00e9mentaire est constitu\u00e9e de 24 lignes de colza sem\u00e9e en ligne dont l\u2019\u00e9cartement interligne est de 50 cm (espacement intra-ligne non contr\u00f4l\u00e9). Le semis a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre 2021, avec une dose de 5 Kg\/ha, sur un pr\u00e9c\u00e9dent lentilles.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats et discussion<\/strong><\/p>\n<p><strong>1. Etablissement du peuplement pieds\/m\u00b2<\/strong><\/p>\n<p>Le traitement T4 correspondant au semis direct \u00e0 l\u2019aide d\u2019un semoir sp\u00e9cifique, ayant engendr\u00e9 une lev\u00e9e synchrone et homog\u00e8ne a pr\u00e9sent\u00e9 le taux de lev\u00e9e le plus \u00e9lev\u00e9 avec une moyenne de 81,3 % et un coefficient de variation de 15,5% \u00e0 la date du 20 d\u00e9cembre 2021. En effet, une valeur maximale de 98,6% a \u00e9t\u00e9 atteinte pour ce traitement.<\/p>\n<p>Ainsi, malgr\u00e9 que vers la fin du mois de d\u00e9cembre, soit 15 \u00e0 20 jours apr\u00e8s lev\u00e9e, le nombre de plantes\/m\u00b2 a subi une diminution importante \u00e0 cause d\u2019une attaque s\u00e9v\u00e8re des altises. Le traitement T4 a gard\u00e9 son avantage avec un peuplement final de 58 pieds\/m\u00b2, suivi par les traitements T1 et T2 ayant enregistr\u00e9 des peuplements de l\u2019ordre de 39 et 40 pieds\/m\u00b2 respectivement. Quant au traitement T3, il a engendr\u00e9 le plus faible peuplement final avec une valeur moyenne de 27 pieds\/m\u00b2 (Figure 1). La sup\u00e9riorit\u00e9 du traitement T4 correspondant au semis direct du colza avec un semoir sp\u00e9cial s\u2019explique par la pr\u00e9sence des roues plombeuses derri\u00e8re les \u00e9l\u00e9ments semeurs qui ont am\u00e9lior\u00e9 le contact entre la graine et la terre et ont ainsi favoris\u00e9 les processus de germination et de lev\u00e9e. Ce dispositif a \u00e9galement permis une\u00a0profondeur de semis homog\u00e8ne.<\/p>\n<div id=\"attachment_3253\" style=\"width: 630px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3253\" class=\"size-full wp-image-3253\" title=\"Figure 1 : Evolution du peuplement du colza sous diff\u00e9rents traitements\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-111.jpg\" alt=\"Figure 1 : Evolution du peuplement du colza sous diff\u00e9rents traitements\" width=\"620\" height=\"316\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-111.jpg 726w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-111-300x152.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 620px) 100vw, 620px\" \/><p id=\"caption-attachment-3253\" class=\"wp-caption-text\">Figure 1 : Evolution du peuplement du colza sous diff\u00e9rents traitements<\/p><\/div>\n<p>En plus, les conditions favorables d&rsquo;imbibition suite \u00e0 la disponibilit\u00e9 de l&rsquo;eau emmagasin\u00e9e dans la couche superficielle du sol et qui est favoris\u00e9 par la pr\u00e9sence des r\u00e9sidus en semis direct ont permis d\u2019obtenir des lev\u00e9es importantes pour ce traitement.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats obtenus concordent avec les \u00e9tudes ant\u00e9rieures r\u00e9alis\u00e9es sur les c\u00e9r\u00e9ales rapport\u00e9es par Aboudrare (1992), Maataoui (2000), Mrabet et Bouzza (1996) et Mrabet (1997), qui ont observ\u00e9 une meilleure lev\u00e9e des c\u00e9r\u00e9ales sous le semis direct que sous le labour conventionnel. De m\u00eame, Baeumer et Bakerman (1973) ont conclu que l\u2019absorption de l\u2019eau par la semence est plus rapide sous le non labour, notamment durant les ann\u00e9es s\u00e8ches et chaudes.<\/p>\n<p><strong>2. Conductance stomatique foliaire<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-3256\" title=\"Tableau 1\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Tableau-1.jpg\" alt=\"\" width=\"471\" height=\"343\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Tableau-1.jpg 471w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Tableau-1-300x218.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 471px) 100vw, 471px\" \/>L\u2019analyse de la variance a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019existence de diff\u00e9rences significatives entre les quatre traitements test\u00e9s. Le traitement T3 a pr\u00e9sent\u00e9 les valeurs les plus \u00e9lev\u00e9es de la conductance stomatique ce qui indique l\u2019\u00e9tat de confort hydrique relatif par rapport aux autres traitements.<\/p>\n<p>Cependant, les traitements T1 et T2 ont pr\u00e9sent\u00e9 des niveaux de conductance stomatiques statistiquement similaires. Par ailleurs, le traitement T4 est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant la modalit\u00e9 la plus stress\u00e9e parce qu\u2019il a pr\u00e9sent\u00e9 le flux le plus faible (Tableau 1).<\/p>\n<p>Cette diff\u00e9rence est due en grande partie \u00e0 la densit\u00e9 des plantes, g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par chaque type de modalit\u00e9 d\u2019installation de la culture. En effet, plus le peuplement pieds\/m<sup>2<\/sup> est \u00e9lev\u00e9, plus la comp\u00e9tition inter-plantes et la demande en eau sont grandes et, donc, plus les plantes seront rapidement confront\u00e9es au stress hydrique. La m\u00eame tendance a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e pour les autres param\u00e8tres physiologiques\u00a0: indice de la teneur en chlorophylle, l\u2019indice de la teneur en azote, la temp\u00e9rature foliaire et la teneur en flavonols.<\/p>\n<p>Des r\u00e9sultats similaires pour le tournesol ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s par Aboudrare (2000) qui a trouv\u00e9 que plus la densit\u00e9 du peuplement est \u00e9lev\u00e9e au d\u00e9but du cycle, plus la consommation en eau est importante et plus le stress hydrique s\u2019installe rapidement.<\/p>\n<p><strong>3. Efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-3257\" title=\"Figure 2\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-2-300x238.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"238\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-2-300x238.jpg 300w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-2.jpg 515w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Deux groupes diff\u00e9rents selon les valeurs de l\u2019efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s. Le premier contient le traitement T4 qui a pr\u00e9sent\u00e9 la plus grande valeur (10,3 kg\/mm\/ha), ce qui est expliqu\u00e9 par sa sup\u00e9riorit\u00e9 en termes de rendement grains par hectare (g\u00e9n\u00e9r\u00e9e essentiellement par l\u2019effet de la densit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de peuplement). Le deuxi\u00e8me comporte les traitements T1, T2 et T3 avec des valeurs respectives de 6,0 ; 6,6 et 6,4 kg\/mm\/ha.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats concordent avec ce qui a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 par Nakiguliet al. (2021), Wang et al. (2018) et Mrabet (2002) qui ont trouv\u00e9 que le non labour augmente l\u2019efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau notamment en ann\u00e9es s\u00e8ches.<\/p>\n<p><strong>4. Rendement en graines par hectare<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-3259\" title=\"Tbleau 2\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Tbleau-2.jpg\" alt=\"\" width=\"393\" height=\"423\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Tbleau-2.jpg 393w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Tbleau-2-278x300.jpg 278w\" sizes=\"(max-width: 393px) 100vw, 393px\" \/>Le faible poids des graines par plante du traitement T4 (Tableau 2) a \u00e9t\u00e9 largement compens\u00e9 par sa densit\u00e9 de peuplement \u00e9lev\u00e9e et a pr\u00e9sent\u00e9 le rendement en graines le plus \u00e9lev\u00e9 avec une valeur de 24,7 qx\/ha (Figure 3). Les trois autres traitements T1, T2 et T3 ont pr\u00e9sent\u00e9 des rendements inf\u00e9rieurs au traitement T4 et statistiquement similaires avec des valeurs moyennes respectives de 14,6 qx\/ha, 16,5 qx\/ha et 15,4 qx\/ha. En passant du travail conventionnel (T1) au semis direct (T4), on rel\u00e8ve une augmentation du rendement grain estim\u00e9 \u00e0 10,1 qx\/ha en moyenne (Figure 3).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3258\" title=\"Figure 3\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-3.jpg\" alt=\"\" width=\"684\" height=\"380\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-3.jpg 684w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Figure-3-300x166.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><br \/>\nCe r\u00e9sultat concorde avec ceux de Lythgoe <em>et al.<\/em> (2001), Bilgili <em>et al.<\/em> (2003), Christensen et Drabble (1984) et O\u2019Donovan (1994) qui ont tous signal\u00e9 des rendements en graines faibles chez le colza \u00e0 bas peuplement. En outre, Ozer (2003) a \u00e9galement rapport\u00e9 que le colza qui pousse \u00e0 des densit\u00e9s \u00e9lev\u00e9es pourrait donner un rendement en graines plus \u00e9lev\u00e9 que celui de faibles densit\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Le semis direct avec le semoir sp\u00e9cial (T4) a montr\u00e9 un potentiel important notamment pour l\u2019installation de la culture et la r\u00e9ussite de la lev\u00e9e. En effet, le traitement T4 a enregistr\u00e9 un taux de lev\u00e9e de l\u2019ordre de 81,3%. Cependant, ce peuplement \u00e9lev\u00e9 a accentu\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne de comp\u00e9tition sur l\u2019eau et les nutriments et a provoqu\u00e9 un stress chez les plantes, ce qui s\u2019est r\u00e9percut\u00e9 n\u00e9gativement sur leurs param\u00e8tres morphologiques et physiologiques. Bien \u00e9videmment, la densit\u00e9 relativement faible des autres traitements notamment T3 a cr\u00e9\u00e9 un \u00e9tat de confort hydrique et nutritionnel pour les plantes. Du point de vue rendement en graines estim\u00e9 par hectare, le semis direct avec le semoir sp\u00e9cial (T4) a concr\u00e9tis\u00e9 son avantage de densit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e par le rendement le plus important avec une moyenne de 24,7 qx\/ha contre 14,6 qx\/ha, 16,5 qx\/ha et 15,4 qx\/ha pour T1, T2 et T3 respectivement.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Aibar J., 2006. La lutte contre les mauvaises herbes pour les c\u00e9r\u00e9ales en semis direct : Principaux probl\u00e8mes. Zaragoza : CIHEAM. Options M\u00e9diterran\u00e9ennes : S\u00e9rie A. S\u00e9minaires M\u00e9diterran\u00e9ens ; n. 69, pages 19-26.<\/p>\n<p>&#8211; MAPDREF, 2021. Agriculture de conservation \u00e0 base de semis direct pour les grandes cultures. Disponible sur : https:\/\/www.agriculture.gov.ma\/fr\/projet\/agriculture-de-conservation-base-de-semis-direct-pour-les-grandes-culture (consult\u00e9 le : 15\/01\/2022).<\/p>\n<p>&#8211; Nabloussi, El Asri, Essahat, Hamal, El Fechtali, 2018. Fiche technique culture de colza Brassica napus L. Division de l\u2019Information et de la Communication INRA. ISBN : 978-9920-787-01-7.<\/p>\n<p>&#8211; Sayouti et Ait El Mekki, 2015. Le Plan Maroc Vert et l\u2019autosuffisance alimentaire en produits de base \u00e0 l\u2019horizon 2020. Alternatives Rurales (3).<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p><strong><em>Remerciements<\/em><\/strong><em>\u00a0: Les auteurs remercient l\u2019ensemble du personnel technique des deux structures de l&rsquo;ENA Mekn\u00e8s : Unit\u00e9 de Machinisme Agricole et Ferme P\u00e9dagogique et de Recherche<em>.<\/em><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le semis direct, comme \u00e9tant l\u2019un des piliers de l\u2019agriculture de conservation, constitue une technique de plus en plus pratiqu\u00e9e pour att\u00e9nuer et s\u2019adapter aux effets n\u00e9fastes des changements climatiques. 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