{"id":3172,"date":"2022-09-23T10:02:46","date_gmt":"2022-09-23T09:02:46","guid":{"rendered":"http:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=3172"},"modified":"2022-09-23T10:02:46","modified_gmt":"2022-09-23T09:02:46","slug":"etude-de-la-fertilite-du-sol-dans-des-vergers-dolivier-associe-a-differentes-cultures-intercalaires-dans-la-region-de-sais-par-k-bouhafa-1-l-moughli-2-k-daoui-1-a-douaik-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=3172","title":{"rendered":"ETUDE DE LA FERTILITE DU SOL DANS DES VERGERS D\u2019OLIVIER ASSOCIE A DIFFERENTES CULTURES INTERCALAIRES DANS LA REGION DE SAIS*. Par : K. Bouhafa (1), L. Moughli (2), K. Daoui (1), A. Douaik (3) et Y. Taarabt (1)"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_1239\" style=\"width: 199px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1239\" class=\"size-medium wp-image-1239\" title=\"Dr Karima Bouhafa, chercheuse en sciences du sol (URGRNESQ - CRRA Mekn\u00e8s)\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Karima-Bouhafa-chercheuse-en-sciences-du-sol-URGDRNESR-CRRA-Mekn\u00e8s-189x300.jpg\" alt=\"Dr Karima Bouhafa, chercheuse en sciences du sol (URGRNESQ - CRRA Mekn\u00e8s)\" width=\"189\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Karima-Bouhafa-chercheuse-en-sciences-du-sol-URGDRNESR-CRRA-Mekn\u00e8s-189x300.jpg 189w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Karima-Bouhafa-chercheuse-en-sciences-du-sol-URGDRNESR-CRRA-Mekn\u00e8s.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 189px) 100vw, 189px\" \/><p id=\"caption-attachment-1239\" class=\"wp-caption-text\">Dr Karima Bouhafa, chercheuse en sciences du sol (URGRNESQ &#8211; CRRA Mekn\u00e8s)<\/p><\/div>\n<p>Des travaux de recherche sur les changements climatiques pr\u00e9voient une augmentation des temp\u00e9ratures moyennes au Maroc comprise entre 2,2 et 2,6 \u00b0C et une baisse moyenne des pr\u00e9cipitations comprise entre 9 et 12% \u00e0 l\u2019horizon 2050 (Sinan et Belhouji, 2016).\u00a0 Par cons\u00e9quent, les ressources naturelles et notamment en eau connaitront une tendance accrue \u00e0 la d\u00e9gradation plus ou moins rapide mena\u00e7ant la production agricole et les bases de la survie en milieu rural.<\/p>\n<p>Parmi les alternatives pour une production agricole r\u00e9siliente, les syst\u00e8mes de cultures intercalaires, consid\u00e9r\u00e9s comme pratique agro \u00e9cologique \u00e9conome en intrants artificiels et qui contribuent \u00e0 l\u2019att\u00e9nuation de l\u2019\u00e9mission des gaz \u00e0 effet de serre (Torquebiau, 2017). Elles permettent une meilleure occupation des sols, une diversification des cultures et un \u00e9talement des r\u00e9coltes, une protection du sol contre l&rsquo;\u00e9rosion (fortes pluies, vents, pente), une s\u00e9questration du carbone organique et un enrichissement biologique du sol en azote dans le cas des syst\u00e8mes bas\u00e9s sur les l\u00e9gumineuses. En effet, les syst\u00e8mes de cultures intercalaires consistent en la plantation de rangers d\u2019arbres largement espac\u00e9es les unes des autres, permettant d\u2019allouer des bandes intercalaires \u00e0 des plantes agricoles (Gordon et Newman, 1997). Dans les associations avec des cultures intercalaires annuelles, une bande non cultiv\u00e9e est normalement maintenue sous les rang\u00e9es d\u2019arbres (Rivest et Olivier, 2007). La maitrise de la v\u00e9g\u00e9tation herbac\u00e9e dans cette zone permet non seulement de limiter la concurrence subie par les arbres (Cutter et Garrett, 1993 ; Paris et al., 2005), mais aussi d\u2019assurer leur protection contre des bris m\u00e9caniques (Garrett et al., 1991 ; Dupraz, 1994b). Le choix de la largeur de la bande non cultiv\u00e9e est tr\u00e8s important. Dupraz (2001) a d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019apr\u00e8s sept ans de croissance, le diam\u00e8tre de noyaux hybrides dispos\u00e9s \u00e0 2 m de la plus proche rang\u00e9e de bl\u00e9 dur \u00e9tait de 45 \u00e0 50% sup\u00e9rieur au diam\u00e8tre de ceux situ\u00e9s \u00e0 50 cm de la culture. Dans les syst\u00e8mes de cultures intercalaires non paill\u00e9s, la teneur du sol en mati\u00e8re organique, la biomasse microbienne et les taux de nitrification ont \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9s dans la bande non cultiv\u00e9e qu\u2019au milieu des all\u00e9es (Brodwaldh, 1995 ; Thevathasan et Gordon, 1997). Selon Dupraz et al. (1999a), les arbres des syst\u00e8mes de cultures intercalaires pourraient notamment tirer parti de la fertilisation azot\u00e9e d\u00e9volue aux cultures, soit en r\u00e9cup\u00e9rant l\u2019azote en profondeur apr\u00e8s sa lixiviation, soit en pr\u00e9levant la proportion appliqu\u00e9e directement dans la bande non cultiv\u00e9e. Le type de la culture associ\u00e9e est aussi important. En Ontario, Williams et Gordon (1992) ont, pour leur part, observ\u00e9 que la hauteur du fr\u00eane d\u2019Am\u00e9rique et du peuplier hybride (<em>Populus deltoides <\/em>x<em> Populus nigra<\/em>),\u00a0 apr\u00e8s trois ann\u00e9es de croissance, \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e en pr\u00e9sence de ma\u00efs ou de soja qu\u2019en pr\u00e9sence d\u2019orge. En effet, le d\u00e9veloppement de la biomasse de l\u2019orge survient rapidement en d\u00e9but de v\u00e9g\u00e9tation, d\u2019o\u00f9 une concurrence particuli\u00e8re pour l\u2019eau (Williams et Gordon, 1994). La disponibilit\u00e9 de l\u2019eau au d\u00e9but de la saison de croissance s\u2019est \u00e9galement av\u00e9r\u00e9e plus faible dans l\u2019association avec le bl\u00e9, comparativement au ma\u00efs et au soja (Williams and Gordon, 1995).<!--more--><\/p>\n<p>Au Maroc, Daoui et al. (2012) ont rapport\u00e9 que 75 % des ol\u00e9iculteurs produisent des cultures annuelles entre les lignes de l\u2019olivier. Les agriculteurs ont indiqu\u00e9 que les interventions techniques (labour, fertilisation) concernent essentiellement les cultures annuelles, mais profitent aussi \u00e0 la production de l\u2019olivier (Daoui et Fatemi, 2014).\u00a0 Ainsi, on se propose \u00e0 travers cette \u00e9tude d\u2019analyser les rendements r\u00e9alis\u00e9s pour les oliviers associ\u00e9s au bl\u00e9, \u00e0 la f\u00e8ve et au pois chiche\u00a0; d\u2019expliquer les valeurs des param\u00e8tres mesur\u00e9s du sol dans les vergers d\u2019olivier d\u2019une culture intercalaire \u00e0 l\u2019autre et par rapport \u00e0 la distance de la rang\u00e9e d\u2019olivier;\u00a0 et d\u2019en tirer les cons\u00e9quences pour une utilisation efficiente de la fertilisation.<\/p>\n<p><strong>Mat\u00e9riel et m\u00e9thodes<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-3176\" title=\"Tableau 1\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-1-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-1.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e au niveau de trois vergers d\u2019olivier conduits en conditions pluviales, chez trois agriculteurs dans la r\u00e9gion de Douyet. Le choix de ces vergers a \u00e9t\u00e9 fait de mani\u00e8re \u00e0 les avoir l\u2019un \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre avec trois cultures intercalaires diff\u00e9rentes\u00a0: Le bl\u00e9, la f\u00e8ve et le pois chiche. La densit\u00e9 de plantation des trois vergers d\u2019olivier est de 10*10 m<sup>2 <\/sup>et la vari\u00e9t\u00e9 plant\u00e9e est la Picholine marocaine. Le tableau 1 montre certaines caract\u00e9ristiques des oliveraies \u00e9tudi\u00e9es et les interventions majeures effectu\u00e9es par les agriculteurs.<\/p>\n<p>Le dispositif exp\u00e9rimental adopt\u00e9 est en blocs al\u00e9atoires complets avec quatre r\u00e9p\u00e9titions. Le facteur \u00e9tudi\u00e9 est la distance par rapport \u00e0 la rang\u00e9e d\u2019arbres d\u2019olivier.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la r\u00e9colte des cultures annuelles en juin 2014, des \u00e9chantillons de sol ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s sur la couche 0-30 cm \u00e0 diff\u00e9rentes distances des rang\u00e9es d\u2019arbres\u00a0; 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et 9 m. Ces \u00e9chantillons de sol ont fait l\u2019objet d\u2019analyses chimiques permettant la d\u00e9termination de leurs niveaux de fertilit\u00e9. Les m\u00e9thodes d\u2019analyses du sol utilis\u00e9es sont\u00a0: la m\u00e9thode Olsen pour le phosphore (Olsen <em>et al<\/em>., 1954), l\u2019extraction \u00e0 l\u2019ac\u00e9tate d\u2019ammonium pour le potassium \u00e9changeable (Chapman, 1965), Walkley et Black pour la mati\u00e8re organique (Allison, 1965) et l\u2019analyse par l\u2019acide chromotropique pour les nitrates (Sims <em>et al<\/em>., 1971).<\/p>\n<p>Les composantes du rendement en olives ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9es sur un \u00e9chantillon de 30 fruits par arbre, pr\u00e9lev\u00e9 \u00e0 la r\u00e9colte, avec huit r\u00e9p\u00e9titions dans chacun des trois vergers \u00e9tudi\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats et discussion<\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><strong>1. Rendement en olives et ses composantes<\/strong><\/p>\n<p>Les rendements en olives r\u00e9alis\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 de 1.7, 2.5 et 3 T\/ha pour les oliviers associ\u00e9s au bl\u00e9, \u00e0 la f\u00e8ve et au pois chiche, respectivement. Cette \u00e9tude a montr\u00e9 un effet positif des cultures l\u00e9gumineuses sur le rendement en olives et ses composantes en comparaison avec la culture de bl\u00e9 (Tableau 2).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3178\" title=\"Tableau 2\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-2.jpg\" alt=\"\" width=\"723\" height=\"404\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-2.jpg 723w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-2-300x167.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 723px) 100vw, 723px\" \/><\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats sont en accord avec les observations des agriculteurs dans d\u2019autres parties du Maroc (Daoui <em>et al<\/em>., 2012). Ceci pourrait \u00eatre d\u00fb \u00e0 l\u2019importance, en termes de quantit\u00e9 et de qualit\u00e9, des r\u00e9sidus des l\u00e9gumineuses par rapport au bl\u00e9. En effet, Miller <em>et al<\/em>. (2003) ont rapport\u00e9 que le rendement du colza a augment\u00e9 de 29 % lorsqu\u2019il est cultiv\u00e9 sur les chaumes du pois ou de la lentille et a diminu\u00e9 de 32 % lorsqu\u2019il est cultiv\u00e9 sur les chaumes de moutarde par rapport \u00e0 un t\u00e9moin de chaumes de bl\u00e9. L\u2019effet b\u00e9n\u00e9fique des l\u00e9gumineuses peut \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 leur fixation biologique de l\u2019azote. Comparativement au bl\u00e9, la f\u00e8ve et le pois chiche devraient \u00eatre moins comp\u00e9titifs par rapport aux arbres d\u2019olivier puisque ces cultures sont sem\u00e9es au moins \u00e0 0.5 m de la rang\u00e9e d\u2019olivier (Daoui et Fatemi, 2014). Aussi la dur\u00e9e du cycle de la f\u00e8ve est plus courte que le bl\u00e9 (Daoui <em>et al<\/em>., 2012). De m\u00eame, le d\u00e9sherbage m\u00e9canique des l\u00e9gumineuses durant f\u00e9vrier peut am\u00e9liorer le stockage de l\u2019eau de pluie qui peut b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 l\u2019olivier (Daoui <em>et al<\/em>., 2012).<\/p>\n<p><strong>2. Fertilit\u00e9 du sol<\/strong><strong> \u00e0 diff\u00e9rentes distances de la rang\u00e9e d\u2019olivier dans les trois cultures intercalaires<\/strong><\/p>\n<p>La distance par rapport \u00e0 la rang\u00e9e d\u2019olivier a eu diff\u00e9rents effets sur les param\u00e8tres mesur\u00e9s du sol au sein de chaque parcelle de culture associ\u00e9e \u00e0 l\u2019olivier.\u00a0 Pour la culture du bl\u00e9, le taux de mati\u00e8re organique du sol est le seul param\u00e8tre qui a \u00e9t\u00e9 significativement affect\u00e9 par cette distance. En effet, la valeur la plus \u00e9lev\u00e9e a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019arbre (distance 0) (Tableau 3). D\u2019autres travaux de recherche ant\u00e9rieurs ont rapport\u00e9 que, g\u00e9n\u00e9ralement, les param\u00e8tres physico-chimiques et biologiques qui caract\u00e9risent la fertilit\u00e9 des sols se trouvent particuli\u00e8rement am\u00e9lior\u00e9s dans la zone situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 des rang\u00e9es d\u2019arbres (Park <em>et al<\/em>., 1994\u00a0; Brodwaldh, 1995\u00a0; Thevathasan et Gordon, 1997\u00a0; Price et Gordon, 1999\u00a0; Seiter <em>et al<\/em>., 1999\u00a0; Mungai <em>et al<\/em>., 2005).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3180\" title=\"Tableau 3\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-3.jpg\" alt=\"\" width=\"733\" height=\"663\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-3.jpg 733w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-3-300x271.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 733px) 100vw, 733px\" \/><\/p>\n<p>Pour la f\u00e8ve, la distance de la rang\u00e9e d\u2019olivier n\u2019a eu aucun effet sur l\u2019ensemble des param\u00e8tres du sol mesur\u00e9s (Tableau 4).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3181\" title=\"Tableau 4\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-4.jpg\" alt=\"\" width=\"841\" height=\"624\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-4.jpg 841w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-4-300x222.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 841px) 100vw, 841px\" \/><\/p>\n<div id=\"attachment_3174\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3174\" class=\"size-medium wp-image-3174\" title=\"Figure 1 : Teneur du sol en nitrates dans les trois parcelles de cultures intercalaires\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Figure-1-e1663151451326-300x214.png\" alt=\"Figure 1 : Teneur du sol en nitrates dans les trois parcelles de cultures intercalaires\" width=\"300\" height=\"214\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Figure-1-e1663151451326-300x214.png 300w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Figure-1-e1663151451326.png 656w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-3174\" class=\"wp-caption-text\">Figure 1 : Teneur du sol en nitrates dans les trois parcelles de cultures intercalaires<\/p><\/div>\n<p>Par contre au niveau de la parcelle du pois chiche, la distance de la rang\u00e9e d\u2019oliviers a eu un effet significatif uniquement sur la teneur en nitrates du sol (Tableau 5). La teneur maximale a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e \u00e0 5 m\u00e8tres de la rang\u00e9e d\u2019arbres d\u2019olivier (Figure 1). La m\u00eame allure de la courbe a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e pour la teneur du sol en nitrates sous la culture de la f\u00e8ve. Le m\u00eame r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 par Rivest <em>et al<\/em>. (2008) qui ont trouv\u00e9 que la teneur en azote min\u00e9ral du sol a \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e \u00e0 5 m\u00e8tres qu\u2019\u00e0 0 m\u00e8tre de la rang\u00e9e d\u2019arbres de peuplier hybride \u00e0 diff\u00e9rentes dates d\u2019\u00e9chantillonnage du sol. Cependant, Brodwaldh (1995), Thevathasan et Gordon (1997), Seiter <em>et al<\/em>. (1999) et Kaur <em>et al<\/em>. (2000) ont trouv\u00e9 une teneur en azote min\u00e9ral et une activit\u00e9 microbiologique plus \u00e9lev\u00e9es pr\u00e8s des rang\u00e9es d\u2019arbres en absence du paillis.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3182\" title=\"Tableau 5\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-5.jpg\" alt=\"\" width=\"713\" height=\"654\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-5.jpg 713w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Tableau-5-300x275.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 713px) 100vw, 713px\" \/><\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n<p>Les rendements en olives trouv\u00e9s dans cette \u00e9tude ont \u00e9t\u00e9 de 1.7, 2.5 et 3 T.ha<sup>-1<\/sup> pour les oliviers associ\u00e9s au bl\u00e9, \u00e0 la f\u00e8ve et au pois chiche, respectivement. Ces r\u00e9sultats pourraient \u00eatre expliqu\u00e9s par les effets b\u00e9n\u00e9fiques connus des cultures l\u00e9gumineuses comparativement au bl\u00e9. Ces effets b\u00e9n\u00e9fiques sont dus \u00e0 la fixation biologique de l\u2019azote, une faible comp\u00e9titivit\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019olivier suite \u00e0 la nature de leur semis en ligne et \u00e0 au moins 0.5 m de la rang\u00e9e d\u2019olivier, leur cycle court et leur conduite, en l\u2019occurrence le d\u00e9sherbage m\u00e9canique durant f\u00e9vrier qui peut permettre un meilleur stockage des eaux de pluies.<\/p>\n<p>Les valeurs des param\u00e8tres du sol mesur\u00e9s dans les vergers d\u2019olivier ont \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rentes d\u2019une culture intercalaire \u00e0 l\u2019autre. Au sein de chaque culture associ\u00e9e \u00e0 l\u2019olivier, les param\u00e8tres du sol mesur\u00e9s ont vari\u00e9, diff\u00e9remment, avec la distance de la rang\u00e9e d\u2019olivier. Pour la culture de bl\u00e9, Le taux de mati\u00e8re organique du sol le plus \u00e9lev\u00e9 a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019arbre (distance 0). Au niveau la culture de la f\u00e8ve, la distance de la rang\u00e9e d\u2019olivier n\u2019a pas eu d\u2019effet sur tous les param\u00e8tres du sol mesur\u00e9s. Par contre, au niveau de la parcelle du pois chiche, la distance de la rang\u00e9e d\u2019olivier a affect\u00e9 uniquement la teneur en nitrates du sol. La teneur maximale a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e \u00e0 5 m\u00e8tres de la rang\u00e9e d\u2019arbres d\u2019olivier et elle a diminu\u00e9 en allant vers l\u2019arbre d\u2019olivier. Cette \u00e9tude a montr\u00e9 que la fertilisation du syst\u00e8me olivier-cultures intercalaires doit tenir compte de l\u2019esp\u00e8ce de la culture associ\u00e9e \u00e0 l\u2019olivier et de la distance de la rang\u00e9e d\u2019arbres pour une utilisation efficiente de la fertilisation min\u00e9rale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h2>\n<p>Brodwaldh, M., 1995. The influence of trees on N dynamics in an agrisilvicultural system in Sweden. Agrofor. Syst. 30: 301-313. 1995.<\/p>\n<p>Clinton, P.W., C.M. Frampton, and D.J. Mead, 1994. Modelling competitive pasture on nutrient uptake of Pinusradiata. New Zealand Journal of Forestry Science, 24 (2\/3): 268-278. 1994.<\/p>\n<p>Cutter, B.E., H.E. Garrett, 1993. Wood quality in alley cropped estern black walnut. Agrofor. Syst. 22: 25\u201332. 1993.<\/p>\n<p>Daoui, K., and Z. Fatemi, 2014. Agroforestry systems in Morocco: The case of olive tree and annual crops association in Sais region. 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