{"id":2017,"date":"2019-06-26T14:20:18","date_gmt":"2019-06-26T14:20:18","guid":{"rendered":"http:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=2017"},"modified":"2019-06-28T11:16:56","modified_gmt":"2019-06-28T11:16:56","slug":"criblage-de-sept-varietes-de-pois-chiche-obtenues-a-linra-cicer-arietinum-l-face-au-stress-hydrique-en-periode-de-floraison-par-rajae-kettani-et-doha-khalfi-crra-meknes-hassan-ouzanni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mag.inrameknes.info\/?p=2017","title":{"rendered":"Criblage de sept vari\u00e9t\u00e9s de pois chiche obtenues \u00e0 l\u2019INRA (cicer arietinum L.) face au stress hydrique en p\u00e9riode de floraison. Par Rajae Kettani et Doha Khalfi (CRRA Mekn\u00e8s), Hassan Ouzanni et Hasnae Errouchani (FST Beni Mellal)."},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_2081\" style=\"width: 116px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2081\" class=\"size-thumbnail wp-image-2081\" title=\"Dr Rajae Kettani, Agrophysiologie des annuelles (URAPV - INRA CRRA Meknes)\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Dr-Rajae-Kettani-URAPV-CRRA-Meknes-e1561720491468-106x130.png\" alt=\"Dr Rajae Kettani, Agrophysiologie des annuelles (URAPV - INRA CRRA Meknes)\" width=\"106\" height=\"130\" \/><p id=\"caption-attachment-2081\" class=\"wp-caption-text\">Dr Rajae Kettani, Agrophysiologie des annuelles (URAPV &#8211; INRA CRRA Meknes)<\/p><\/div>\n<p>Les l\u00e9gumineuses alimentaires constituent une source tr\u00e8s importante de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales qui peuvent corriger le d\u00e9ficit en prot\u00e9ines animales. Au Maroc, la production nationale ne couvre pas les besoins internes du pays et l\u2019Etat a recours aux importations. Les zones de sa culture sont concentr\u00e9es dans le Sa\u00efs, le Rif, le Gharb et la Chaouia avec une \u00a0moyenne annuelle de 3,2 millions de quintaux et le rendement moyen \u00e0 l\u2019hectare ne d\u00e9passe pas 7 qx (DSS; \u00a02018).<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la faiblesse des rendements, cette culture reste tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e des agriculteurs gr\u00e2ce \u00e0 son effet positif sur la fertilit\u00e9 des sols et sur le rendement de la c\u00e9r\u00e9ale en rotation biennale d\u2019o\u00f9 son int\u00e9r\u00eat particulier dans le concept d\u2019agriculture durable. Son introduction dans l\u2019assolement instaure la rotation des cultures, la diversification des productions et la protection de l\u2019environnement par l\u2019\u00e9conomie en engrais azot\u00e9s et d\u00e9sherbants chimiques (Kettani, 2018).<\/p>\n<p>Pour pouvoir introduire ces esp\u00e8ces dans les syst\u00e8mes de culture pluviaux, il fallait imp\u00e9rativement cribler les performances g\u00e9n\u00e9tiques des vari\u00e9t\u00e9s d\u2019hiver de pois chiche. M\u00eame si le pois chiche est une esp\u00e8ce rustique par son syst\u00e8me radiculaire puissant qui se d\u00e9veloppe dans les deux sens lat\u00e9ral et pivotant, le stress hydrique reste la principale contrainte limitant sa production sous un r\u00e9gime pluvial. Son rendement d\u00e9pend de la fr\u00e9quence et la r\u00e9partition des pr\u00e9cipitations le long du cycle de culture notamment en phase reproductive et de leur tol\u00e9rance intrins\u00e8que au manque d\u2019eau (Ouzanni et Errouchani, 2011). Le\u00a0<em>screening<\/em>\u00a0des vari\u00e9t\u00e9s de pois chiche tol\u00e9rantes au stress hydrique trouve toute son importance car il est difficile de s\u00e9lectionner directement pour la r\u00e9sistance \u00e0 la s\u00e8cheresse puisque le contr\u00f4le g\u00e9n\u00e9tique de ce caract\u00e8re quantitatif est tr\u00e8s complexe. La s\u00e9lection empirique des g\u00e9notypes est bas\u00e9e sur le rendement en grains et ses composantes. L\u2019indice de r\u00e9colte, qui indique le degr\u00e9 de reconversion d\u2019une partie de la biomasse a\u00e9rienne en graines est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme un crit\u00e8re potentiel pour la s\u00e9lection indirecte des g\u00e9notypes \u00e0 haut rendement et tol\u00e9rants au stress hydrique (Berger et al., 2006). L\u2019approche de cette \u00e9tude consiste \u00e0 identifier les param\u00e8tres li\u00e9s \u00e0 la tol\u00e9rance au stress hydrique en int\u00e9grant des marqueurs physiologiques impliqu\u00e9s et facilement mesurables. Il s\u2019agit de l\u2019efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau, l\u2019\u00e9tat hydrique de la plante, la d\u00e9limitation des stades ph\u00e9nologiques et leur co\u00efncidence avec le stress hydrique ainsi que l\u2019\u00e9valuation de l\u2019impact de ces stress sur le rendement et ses composantes.<!--more--><\/p>\n<p><strong>1.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><strong>Mat\u00e9riel et m\u00e9thode<\/strong><\/p>\n<p>Le comportement agronomique et physiologique de 7 g\u00e9notypes de pois chiche (<strong>Tableau\u00a01<\/strong>) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s sous les conditions pluviales de la r\u00e9gion semi-aride du Sais (Latitude : 34\u00b001\u203259\u2033 Nord, Longitude : 5\u00b000\u203201\u2033 Ouest, L\u2019altitude: 406 m). \u00a0Le microclimat du site exp\u00e9rimental est semi-aride sup\u00e9rieur \u00e0 hiver froid et humide et \u00e9t\u00e9 chaud et sec (<strong>Figure 1<\/strong>). Le sol est de texture argilo-limoneuse et favorable aux grandes cultures avec un pH de 6,5\u00a0; un taux d\u2019humidit\u00e9 de 29,4\u00a0% et une capacit\u00e9 au champ de 16,5\u00a0% au point de fl\u00e9trissement permanent.<\/p>\n<div id=\"attachment_2033\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2033\" class=\"size-full wp-image-2033\" title=\"Tableau 1. Pluviom\u00e9trie mensuelle en mm sur quatre ann\u00e9es d'\u00e9tude au Domaine exp\u00e9rimental de Douyet\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Tab-11.jpg\" alt=\"Tableau 1. Pluviom\u00e9trie mensuelle en mm sur quatre ann\u00e9es d'\u00e9tude au Domaine exp\u00e9rimental de Douyet\" width=\"600\" height=\"304\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Tab-11.jpg 600w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Tab-11-300x152.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-2033\" class=\"wp-caption-text\">Tableau 1. Caract\u00e9ristiques des vari\u00e9t\u00e9s cribl\u00e9es.<\/p><\/div>\n<p>Les semis sont r\u00e9alis\u00e9s au mois de D\u00e9cembre avec une densit\u00e9 de peuplement de 45 plantes\/m\u00b2. L\u2019infestation par les mauvaises herbes est\u00a0 contr\u00f4l\u00e9e par binages r\u00e9p\u00e9t\u00e9s. Le suivi\u00a0 de l\u2019eau du sol est obtenu par m\u00e9thode gravim\u00e9trique (Delalande et al., 2017). Les mesures de l\u2019humidit\u00e9 pond\u00e9rale du sol sont r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 des stades cl\u00e9s de la culture au niveau du profil racinaire : (i) en d\u00e9but floraison \u00a0ou (dfl) (80% des plantes ont fleuri), (ii) en pleine floraison (premi\u00e8res gousses form\u00e9es ou (fg), (iii) en fin floraison (derni\u00e8res gousses form\u00e9es-d\u00e9but maturit\u00e9 physiologique ou (mg). Les mesures li\u00e9es au statut hydrique et \u00e0 la gestion de l\u2019eau au niveau de la plante sont obtenues par la teneur en eau relative ou RWC (%) et l\u2019efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau ou (WUE) pour le rendement biologique (g MS\/mm). Le dispositif exp\u00e9rimental adopt\u00e9 est en blocs al\u00e9atoires complets avec trois r\u00e9p\u00e9titions. Les r\u00e9sultats obtenus sont trait\u00e9s avec le logiciel SPSS 10.0 pour une analyse de variance \u00e0 un facteur au seuil de 5\u00a0%.<\/p>\n<p><strong>2.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><strong>R\u00e9sultats et discussion<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2022\" title=\"Fig-1\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-1.jpg\" alt=\"\" width=\"775\" height=\"390\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-1.jpg 775w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-1-300x150.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 775px) 100vw, 775px\" \/><\/p>\n<p>La figure 1 montre une forte variabilit\u00e9 interannuelle de la quantit\u00e9 de pluies re\u00e7ues sur quatre ann\u00e9es cons\u00e9cutives avec un maxima de 632 mm (2012-2013) et un minima de 299 mm pour l\u2019ann\u00e9e 2011-2012. On constate aussi une forte variabilit\u00e9 mensuelle traduisant notamment des stress hydriques soit en d\u00e9but de cycle, soit pendant la floraison soit pendant ces deux stades comme pour la campagne de 2012. L\u2019analyse de variance des composantes agronomiques et physiologiques r\u00e9v\u00e8le des interactions \u00a0hautement significatives au seuil de 5% entre la vari\u00e9t\u00e9 et l\u2019ann\u00e9e sur les variables li\u00e9es au statut hydrique des plantes.<\/p>\n<p><strong>2.1\u00a0 <\/strong><strong>Consommation en eau \u00e0 diff\u00e9rentes phases du stade reproducteur<\/strong> <strong>du pois chiche<\/strong><\/p>\n<p>Sur la totalit\u00e9 du stade reproducteur, la consommation en eau varie entre 150 et 180 mm d\u2019eau de pluie. Les vari\u00e9t\u00e9s Badil, Zahor et Rizki ont consomm\u00e9 moins d\u2019eau par rapport aux autres vari\u00e9t\u00e9s. Quel que soit la vari\u00e9t\u00e9 de pois chiche \u00e9tudi\u00e9e ou l\u2019ann\u00e9e, le stade formation des gousses (fg) est le stade o\u00f9 les besoins en eau ont \u00e9t\u00e9 les plus importants et, par cons\u00e9quent c\u2019est le stade le plus impact\u00e9 par le stress hydrique (<strong>Figure 2<\/strong>).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2026\" title=\"\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-2.jpg\" alt=\"\" width=\"774\" height=\"435\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-2.jpg 774w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-2-300x168.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 774px) 100vw, 774px\" \/><strong><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2.2. <\/strong><strong>Teneur en eau relative (TER%)<\/strong><\/p>\n<p>La comparaison de l\u2019\u00e9tat hydrique des plantes montre qu\u2019il y a eu des contraintes hydriques pendant diff\u00e9rents stades critiques du d\u00e9veloppement reproducteur chez certaines vari\u00e9t\u00e9s de pois chiche\u00a0 entre 2012 et 2015\u00a0 (<strong>Figure 3<\/strong>).<\/p>\n<div id=\"attachment_2027\" style=\"width: 742px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2027\" class=\"size-full wp-image-2027\" title=\"Figure 3. Evolution de la teneur en eau relative TER% pendant le stade reproducteur\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-3.jpg\" alt=\"Figure 3. Evolution de la teneur en eau relative TER% pendant le stade reproducteur\" width=\"732\" height=\"392\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-3.jpg 732w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-3-300x160.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 732px) 100vw, 732px\" \/><p id=\"caption-attachment-2027\" class=\"wp-caption-text\">Figure 3. Evolution de la teneur en eau relative TER% pendant le stade reproducteur<\/p><\/div>\n<p>Les vari\u00e9t\u00e9s Zahor, Rizki et\u00a0 Badil sont tol\u00e9rantes et ne montrent pas de baisse significative de leur teneur en eau relative pendant le stade reproducteur. Pour\u00a0 PC46 et Mazozi, la TER baisse \u00e0 78,4% au stade maturit\u00e9 des gousses (10-20% des gousses ont atteint leur longueur finale) indiquant une contrainte hydrique subie. Nos r\u00e9sultats confirment ceux de Malhotra et Saxena (2002) et Serraj et al., (2004) qui sugg\u00e8rent que les g\u00e9notypes de pois chiche qui arrivent \u00e0 maintenir une teneur relative en eau \u00e9lev\u00e9e en p\u00e9riode de stress hydrique sont des g\u00e9notypes tol\u00e9rants.<\/p>\n<p><strong>2.3 \u00a0 \u00a0 L\u2019efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong>Dans les conditions climatiques de Douyet, l\u2019efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau a vari\u00e9 selon les g\u00e9notypes entre 4.53 g MS\/mm, chez Zahor, et 2 g MS\/mm eau, chez Mazozi (<strong>Figure 4<\/strong>). Or ce param\u00e8tre qui permet de classer les vari\u00e9t\u00e9s adapt\u00e9es et productives exprime aussi la capacit\u00e9 des feuilles d\u2019\u00e9changer l\u2019eau contre le gaz carbonique et traduit le rapport entre la photosynth\u00e8se et la transpiration (Huang et al., 2000). Ces auteurs ont indiqu\u00e9 qu\u2019il repr\u00e9sente un crit\u00e8re important de s\u00e9lection pour la tol\u00e9rance des g\u00e9notypes de pois chiche au stress hydrique. <strong><\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2029\" title=\"\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-4.jpg\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"454\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-4.jpg 768w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-4-220x130.jpg 220w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Fig-4-300x177.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats obtenues montrent que la TER et l\u2019EUE sont fortement corr\u00e9l\u00e9s\u00a0 (r= 0.841**).\u2030Les vari\u00e9t\u00e9s qui ont gard\u00e9 un \u00e9tat hydrique interne proche de la teneur en eau pond\u00e9rale des feuilles pendant le cycle reproducteur pr\u00e9sentent une meilleure efficience d\u2019utilisation en eau et ont donn\u00e9 les meilleurs rendements en graines.\u00a0 Il s\u2019agit des vari\u00e9t\u00e9s\u00a0 Zahor, Rizki, et Badil, avec respectivement des moyennes de l\u2019ordre de 4,5, 3,5 et 3,2 q \/ha \u00a0pour la p\u00e9riode 2012-2015. Il importe de pr\u00e9ciser que ces rendements, en particulier pour la vari\u00e9t\u00e9 Zahor, sont satisfaisants eu \u00e9gard la faible pluviom\u00e9trie enregistr\u00e9e qui ne d\u00e9passe pas les 300 mm sur les ann\u00e9es 2012-2015 et par rapport au rendement moyen national qui ne d\u00e9passe pas les 7 qx\/ha.<\/p>\n<p><strong>3. Conclusion<\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><strong><\/strong>La mise en culture des sept vari\u00e9t\u00e9s de pois chiche a montr\u00e9 une variabilit\u00e9 g\u00e9notypique significative pour les param\u00e8tres agronomiques et ph\u00e9nologiques \u00e9tudi\u00e9s. Un \u00a0premier groupe est constitu\u00e9 de g\u00e9notypes sensibles au stress hydrique en p\u00e9riode reproductive avec de faibles rendements en grains et une efficience d\u2019utilisation de l\u2019eau r\u00e9duite. Il s\u2019agit de Taiba (PC46), Farihane, Mobarak et Mazozi. \u00a0L\u2019aire de culture de ces g\u00e9notypes n&rsquo;est certainement pas en milieu semi-aride. On peut supposer qu&rsquo;elle serait limit\u00e9e aux zones plus favorables. Un second groupe est constitu\u00e9 de g\u00e9notypes ayant tol\u00e9r\u00e9 le stress hydrique avec des rendements en grains, une efficience de l\u2019utilisation de l\u2019eau \u00a0ainsi que des teneurs en eau relative plus \u00e9lev\u00e9s. Il s\u2019agit de Zahor, Rizki et Badil. Ces r\u00e9sultats montrent aussi l\u2019importance des indicateurs physiologiques dans le criblage des g\u00e9notypes tol\u00e9rants \u00e0 la s\u00e9cheresse et d\u00e9montrent que le crit\u00e8re de pr\u00e9cocit\u00e9 seul en conditions hydriques limitantes en phase reproductive est p\u00e9nalisant pour le rendement.\u00a0 En effet, et \u00e0 cause du changement climatique,\u00a0 la culture de pois chiche est potentiellement expos\u00e9e \u00e0 la s\u00e9cheresse du d\u00e9but de cycle et\/ou en p\u00e9riode reproductive et le crit\u00e8re d\u2019esquive ne garantit plus \u00e0 lui seul un rendement \u00e9conomiquement rentable. On peut\u00a0 donc conclure que les meilleurs g\u00e9notypes \u00e0 introduire en rotations\u00a0 au Sais sont Zahor, Rizki, et\u00a0 Badil qui ont assur\u00e9 les rendements en graines les plus \u00e9lev\u00e9s en ann\u00e9es s\u00e8ches et en absence de sc\u00e9narios climatiques optimaux.<\/p>\n<div id=\"attachment_2031\" style=\"width: 755px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2031\" class=\"size-full wp-image-2031\" title=\"Photo 1.  Vue d\u2019ensemble des essais d\u2019\u00e9valuation du rendement d\u2019un ensemble de vari\u00e9t\u00e9s  INRA de cicer arietinum L. au Domaine exp\u00e9rimental de Douyet\" src=\"http:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/im1.jpg\" alt=\"Photo 1.  Vue d\u2019ensemble des essais d\u2019\u00e9valuation du rendement d\u2019un ensemble de vari\u00e9t\u00e9s  INRA de cicer arietinum L. au Domaine exp\u00e9rimental de Douyet\" width=\"745\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/im1.jpg 745w, https:\/\/mag.inrameknes.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/im1-300x148.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 745px) 100vw, 745px\" \/><p id=\"caption-attachment-2031\" class=\"wp-caption-text\">Photo 1. Vue d\u2019ensemble des essais d\u2019\u00e9valuation du rendement d\u2019un ensemble de vari\u00e9t\u00e9s INRA de cicer arietinum L. au Domaine exp\u00e9rimental de Douyet<\/p><\/div>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p><strong>Berger J.D., 2006<\/strong>. Genotype by environment studies demonstrates the critical role of phenology in adaptation of chickpea (<em>Cicer arietinum<\/em> L.) to high and low yielding environments of India. Field Crops Res., 98, 230-244.<\/p>\n<p><strong>Delalande M., Gavaland A., Mistou M.N., Burger P., Meunier F., Marandel\u00a0 R., Miglionico\u00a0 G., Fargier S., Doussan C., 2017<\/strong>. Mesure de l\u2019eau du sol : questions, m\u00e9thodes et outils Exemples d\u2019application sur deux plateformes champs du r\u00e9seau \u00ab PHENOME \u00bb. Le Cahier des Techniques de l\u2019INRA 2017 (90), 1-32. <strong><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/%0Ddss-madrepm.%2C%202018.%20agriculture%20en%20chiffres.%20\u00c9dition%202018%20-%20minist\u00e8re%20de%20l%27agriculture.%20www.agriculture.gov.ma\/sites\/default\/files\/AgricultureEnChiffre2017VAVF.pd%0d\">DSS-MADREPM., 2018. Agriculture en chiffres. \u00c9dition 2018 &#8211; Minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture. <strong>www.agriculture.gov.ma\/sites\/default\/files\/AgricultureEnChiffre2017VAVF.pd<\/strong><\/a><\/p>\n<p><strong>Erchidi A.E., Benbella M. &amp; Talouizte A., 2000<\/strong>. Relation entre certains param\u00e8tres contr\u00f4lant les pertes en eau et le rendement grain chez neuf vari\u00e9t\u00e9s de bl\u00e9 dur soumises au stress hydrique. CIHEAM, Options M\u00e9diterran\u00e9ennes, S\u00e9ries S\u00e9minaires, 40, 279-282.<\/p>\n<p><strong>Kettani R.,\u00a0 Khalfi C<\/strong>., 2017.\u00a0 Valorisation des l\u00e9gumineuses alimentaires \u00e0 travers la\u00a0rotation culturale\u00a0au\u00a0Sa\u00efs. <a href=\"http:\/\/www.agri-mag.com\/2017\/06\/legumineuses-assolement-au-saiss\/\">L\u00e9gumineuses alimentaires: assolement au Sa\u00efs. Agriculture du &#8230;www.agri-mag.com \u203a Grandes cultures \u203a L\u00e9gumineuses\u2026 Agriculture du Maghreb N\u00b0 103 \u2013 Avril 2017.<\/a><\/p>\n<p><strong>Malhotra\u00a0R.S. &amp; Saxena\u00a0M.C., 2002<\/strong>. Strategies for overcoming drought stress in chickpea.\u00a0<em>Caravan ICARDA<\/em>,\u00a0<strong>17<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Serraj R., Krishnamurthy L., Kashiwagi J., Kumar J., Chandra S., Crouch J.H. 2004<\/strong>. Variation in root traits of chickpea (<em>Cicer arietinum<\/em> L.) grown under terminal drought. Field Crops Research 88 (2004) 115\u2013127.<\/p>\n<p><strong>Ouzanni H., et Errouchani H. 2011<\/strong>.\u00a0 Analyse du rendement d\u2019une rotation culturale dans les conditions pluviales au niveau de la plaine du Sais. M\u00e9moire de licence. FST B\u00e9ni Mellal- INRA Mekn\u00e8s,\u00a0 50 p.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les l\u00e9gumineuses alimentaires constituent une source tr\u00e8s importante de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales qui peuvent corriger le d\u00e9ficit en prot\u00e9ines animales. Au Maroc, la production nationale ne couvre pas les besoins internes du pays et l\u2019Etat a recours aux importations. 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