Dr Zineb Belabess (INRA CRRA Meknès)

Chercheure en Virologie Végétale.
Les virus transmis par les pucerons dans les cultures de pommes de terre représentent une menace majeure pour les producteurs à l’échelle mondiale, entraînant des pertes significatives en rendement et en qualité des tubercules (Yi et Gray, 2020). Parmi eux, le virus Y de la pomme de terre (PVY) se distingue par sa large propagation et son impact économique considérable (Belabess et al., 2024; Manasseh, 2023; Qing et al., 2023). Identifié dans les années 1930, il constitue un agent pathogène redoutable des solanacées, notamment la pomme de terre (da Silva et al., 2020; Karasev et Gray, 2013). Son origine est supposée sud-américaine, avec une diffusion facilitée par le commerce des tubercules et rhizomes (Quenouille et al., 2013).
Le PVY engendre des pertes qualitatives et quantitatives considérables, pouvant atteindre 100% des récoltes (MacKenzie et al., 2018; Tsedaley, 2015). Sa transmission repose principalement sur plus de 40 espèces de pucerons et la plantation de tubercules infectés, selon un mode de transmission non persistant (Quenouille et al., 2013). Depuis sa découverte, divers groupes de souches et variants ont été identifiés, avec l’émergence récente de souches recombinantes remplaçant les populations locales (Glais et al., 2017; MacKenzie et al., 2019a, 2019b).
Cet article fait le point sur les avancées de la recherche sur le PVY, en abordant la caractérisation des souches, les symptômes, les méthodes de diagnostic, les vecteurs, la transmission par semences et les stratégies de gestion, avec un focus particulier sur la région méditerranéenne.
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